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2. La bonne chanson
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C'EST LA BELLE FRANÇOISE C'est la belle Françoise, lon gai - C'est la belle Françoise Qui veut s'y marier, ma luron lurette - Qui veut s'y marier, ma luron luré. Son amant va la voir(e), lon gai - Son amant va la voir(e) Bien tard après souper, ma luron lurette - Bien tard après souper, ma luron luré. Il la trouva seulette, lon gai - Il la trouva seulette Sur son lit à pleurer, ma luron lurette - Sur son lit, à pleurer, ma luron luré. Ah! qu'a'vous donc la belle, lon gai - Ah! qu'a'vous donc la belle Qu'a'vous à tant pleurer, ma luron lurette - Qu'a'vous à tant pleurer, ma luron luré. On m'a dit hier au soir(e), lon gai - On m'a dit hier au soir(e) Qu'à la guerre vous alliez, ma luron lurette - Qu'à la guerre vous alliez, ma luron luré. Ceux qui vous l'ont dit belle, lon gai - Ceux qui vous l'ont dit belle Ont dit la vérité, ma luron lurette - Ont dit la vérité, ma luron luré. Venez m'y reconduire, lon gai - Venez m'y reconduire Jusqu'au pied du rocher, ma luron lurette - Jusqu'au pied du rocher, ma luron luré. Adieu belle Françoise, lon gai - Adieu belle Françoise Je vous épouserai, ma luron lurette - Je vous épouserai, ma luron luré. Au retour de la guerre, lon gai - Au retour de la guerre Si j'y suis respecté, ma luron lurette - Si j'y suis respecté, ma luron luré. C'EST L'AVIRON M'en revenant de la jolie Rochelle (bis) - J'ai rencontré trois jolies demoiselles C'est l'aviron qui nous mène, qui nous même - C'est l'aviron qui nous mène en haut. J'ai rencontré trois jolies demoiselles (bis) - J'ai point choisi mais j'ai pris la plus belle. C'est l'aviron etc. J'ai point choisi mais j'ai pris la plus belle (bis) - J'l'y fis monter derrière moi sur la selle. C'est l'aviron etc. J'l'y fis monter derrière moi sur la selle (bis) - J'y fis cent lieues sans parler avec elle. C'est l'aviron etc. J'y fis cent lieues sans parler avec elle (bis) - Au bout de cent lieues elle me demandit à boire. C'est l'aviron etc. Au bout de cent lieues elle me demandit à boire (bis) - Je l'ai menée auprès d'une fontaine. C'est l'aviron etc. Je l'ai menée auprès d'une fontaine (bis) - Quand elle fut là elle ne voulut point boire. C'est l'aviron etc. DANS LE RANG DE ST-DOMINIQUE Dans le rang de St-Dominique - Par un beau soir comme ça S'en allait Majorique - Un vrai bon gars comme ça Voir la demoiselle Phonsine - Qu'il chérissait comme ça Qu'il la trouvait donc fine (ter) - Il le disait comme ça. En arrivant chez elle - Il se gourmait comme ça "Bonsoir la demoiselle" - Qu'il murmurait comme ça Tous deux sur la berceuse - Ils se berçaient comme ça Que vous me rendez heureuse - Quand vous me jasez comme ça Que vous me rendez heureuse (ter) - Quand vous me jasez comme ça. C'est que, mam'zelle Phonsine - Je vous dirai comme ça Un grand secret me taquine - Je ne puis rester comme ça Je cherche une belle petite femme - Qui me chérirait comme ça Je crois lire en votre âme - Qu'on irait ben comme ça Je crois lire en votre âme (ter) - Qu'on irait ben comme ça. Mais que dira votre père - D'un beau projet comme ça Je sens que je l'exaspère - Moi pauvre gueux comme ça Ben sûr qu'il dira: trève - À des amours comme ça Pour sa Phonsine il rêve - Quelque gros richard comme ça Pour sa Phonsine il rêve (ter) - Quelque gros richard comme ça. Ah! ben mon Majorique - Moi je ne pense pas comme ça L'argent c'est bien magique - Mais ça s'en va comme ça Faut être sérieuse et sage - Dans une question comme ça Pour faire un bon ménage - Il faut s'aimer comme ça Pour faire un bon ménage (ter) - Il faut s'aimer comme ça. DANS TOUS LES CANTONS Dans tous les cantons - Y a des filles et des garçons Qui veulent se marier - C'est la pure vérité Les garçons vont les voir - Le plus souvent le soir Les filles sont réjouies - Quand elles voient leurs amis Elles se disent en souriant - Le voilà mon amant. Jeunes filles écoutez - Qui voulez vous marier Votre engagement - Vous causera du tourment Vous prenez un état - De peines et d'embarras Qui vous fera regretter - La maison que vous quittez. Étant mariée - Il faut tout abandonner Tous les agréments - D'être avec les jeunes gens Faut rester au logis - Pour plaire à son mari Vous êtes mariée - Par votre propre volonté Vous avez pris mari - C'est pour lui obéir. ENVOYONS D'L'AVANT NOS GENS! Quand on part des chantiers - Mes chers amis, tous le cœur gai Pour aller voir tous nos parents - Mes chers amis, le cœur content Envoyons d'l'avant, nos gens ! - Envoyons d'l'avant ! IL ÉTAIT UNE BERGÈRE Il était une bergère - Et ron, ron, ron - Petit patapon Il était une bergère - Qui gardait ses moutons ron ron. Qui gardait ses moutons. Elle fit du fromage - Et ron, ron, ron - Petit patapon Elle fit du fromage - Du lait de ses moutons ron, ron. Du lait de ses moutons. Le chat qui la regarde - Et ron, ron, ron - Petit patapon Le chat qui la regarde - D'un petit air fripon ron, ron. D'un petit air fripon. Si tu y mets la patte - Et ron, ron - Petit patapon Si tu y mets la patte - Tu auras du bâton ron, ron. Tu auras du baton. Il n'y mit pas la patte - Et ron, ron - Petit patapon Il n'y mit pas la patte - Il y mit le menton ron, ron. Il y mit le menton. IL ÉTAIT UN PETIT NAVIRE Il était un petit navire (bis) - Qui n'avait ja-ja-ja-mais navigué (bis) Oh-Hé, Oh Hé Il entreprit un long voyage (bis) - Sur la mer Mé-Mé-Méditerranée (bis) Oh-Hé, Oh Hé Au bout de cinq ou six semaines (bis) - Les vivres vin-vin-vinrent à manquer (bis) Oh-Hé, Oh Hé On tira à la courte paille (bis) - Pour savoir qui, qui, qui serait mangé (bis) Oh-Hé, Oh Hé Le sort tomba sur le plus jeune (bis) - C'est donc lui qui, qui, qui fut désigné (bis) Oh-Hé, Oh Hé On cherche alors à quelle sauce (bis) - Le pauvre enfant-fant-fant serait mangé (bis) Oh-Hé, Oh Hé L'un voulait qu'on le mît à frire (bis) - L'autre voulait-lait-lait le fricasser (bis) Oh-Hé, Oh Hé Pendant qu'ainsi l'on délibère (bis) - Il monta sur-sur-sur le grand hunier (bis) Oh-Hé, Oh Hé Il fit au ciel une prière (bis) - Interrogeant-geant-geant l'immensité (bis) Oh-Hé, Oh Hé Mais regardant la mer entière (bis) - Il vit des flots-flots-flots de tous côtés (bis) Oh-Hé, Oh Hé O sainte Vierge ô ma patronne (bis) - Cria le pau-pau-pauvre infortuné (bis) Oh-Hé, Oh Hé Si j'ai péché vite pardonne (bis) - Empêche-les-les-les de me manger (bis) Oh-Hé, Oh Hé Au même instant un grand miracle (bis) - Pour l'enfant fut-fut-fut réalisé (bis) Oh-Hé, Oh Hé Des petits poissons dans le navire (bis) - Sautèrent par-par-par milliers (bis) Oh-Hé, Oh Hé On les prit on les mit à frire (bis) - Le jeune mous-mous-mousse fut sauvé (bis) Oh-Hé, Oh Hé Si cette histoire vous amuse (bis) - Je vais vous la-la-la recommencer. (bis) Oh-Hé, Oh Hé LA LÉGENDE DE SAINT NICOLAS Il était trois petits enfants - Qui s'en allaient glaner aux champs. S'en courut un soir chez un boucher - Boucher voudrais-tu nous coucher Entrez, entrez, petits enfants - Il y a de la place assurément - Il était trois etc. Ils n'étaient pas sitôt entrés - Que le boucher les a tués Les a coupés en petits morceaux - Mis au saloir comme pourceaux - Il était etc. Saint Nicolas, au bout de sept ans - Vin à passer dedans ce champ Alla frapper chez le boucher - Boucher voudrais-tu me loger - Il était etc. Entrez, entrez, saint Nicolas - Il y a de la place il n'en manque pas Il n'était pas sitôt entré - Qu'il a demandé à souper - Il était etc. Voulez-vous un morceau de veau - Je n'en veux pas il n'est pas beau Voulez-vous un morceau de jambon - Je n'en veux pas il n'est pas bon - Il etc. Du petit salé je veux avoir - Qui y a sept ans qu'est dans le saloir Quand le boucher entendit ça - Hors de la porte il s'enfuya - Il était etc. Boucher, boucher, ne t'enfuis pas - Repends-toi Dieu te pardonnera Saint Nicolas alla s'asseoir - Dessus le bord de ce saloir - Il était etc. Petits enfants qui dormez-là - Je suis le grand saint Nicolas Et le saint étendit trois doigts - Les petits se lèvent tous les trois - Il etc. Le premier dit : J'ai bien dormi - Le second dit : Et moi aussi Et le troisième répondit - Je me croyais en paradis ! LE PETIT MOUSSE Sur le grand mât d'une corvette - Un petit mousse un soir chantait Il redisait l'âme inquiète - Ces mots qu'au loin le vent portait Qui me rendra ton doux sourire - Heureuse mère ouvrant tes bras. Filez, filez, ô mon navire - Car le bonheur m'attend là-bas (bis) Quand je partis ma bonne mère - Me dit: Tu vas sous d'autres cieux Ton cher village et ta chaumière - Seront bientôt loin de tes yeux Quand tu seras sur le navire - Tu m'écriras souvent mon gars. J'étais heureux petite mère - Quand je vivais auprès de toi Pourquoi faut-il que la misère - M'ait éloigné de notre toit Bientôt j'espère un jour va luire - Où ton enfant te reviendra. Ainsi chantait le petit mousse - Sur le grand mât au bruit des flots Et dans la nuit sa voix si douce - Semblait monter comme un sanglot Soudain on crie avec délire - Voici le port, hardi les gars! LE ROI DAGOBERT Le bon roi Dagobert - Avait sa culotte à l'envers Le grand saint Éloi lui dit : O mon roi ! - Votre Majesté est mal culottée C'est vrai lui dit le roi - Je vais les remettre à l'endroit. Le bon roi Dagobert - Chassait dans la plaine d'Anvers Le grand saint Éloi lui dit : O mon roi ! - Votre Majesté est bien essoufflée C'est vrai lui dit le roi - Un lapin courait après moi. Le bon roi Dagobert - Avait un grand sabre de fer. - Le bon saint Éloi… Votre Majesté pourrait se blesser - C'est vrai… Qu'on me donne un sabre de bois. Le bon roi…Voulait conquérir l'univers - Le bon saint Éloi… Voyager si loin donne le tintouin. C'est vrai… Il vaudrait mieux rester chez soi. Voulu s'embarquer sur la mer - Veut donc se noyer - On pourra crier : le roi boit. Faisait pousser sa barbe en hiver - Il faut du savon pour votre menton. As-tu deux sous - Donne-les-moi. Mangeait en glouton du dessert - Ne mange pas tant vous êtes gourmand. Je ne le suis pas tant que toi. Faisait la guerre en hiver - Votre majesté se fera geler. Je m'en vais retourner chez moi. LES CLOCHES DU HAMEAU Les cloches du hameau - Chantent dans la campagne Le son du chalumeau - Égaye la montagne. On entant, On entend - Les bergers, Les bergers Chanter dans les prairies - Ces refrains si légers - Qui charment leurs amies. Tra la la - tra la la - la la la - Tra la la - la la la la - la la - la la. C'est l'heure du retour - Et la jeune bergère Voyant la fin du jour - Regagne sa chaumière - On entent etc Lorsque dans le rocher - La tempête tourmente Autour du vieux foyer - Joyeusement l'on chante - On entend etc. LE VIEUX SAPIN Que de fois au déclin de la vie - Quand je songe aux beaux jours du passé Je reviens l'âme toute ravie - Au nid charmant qui m'a tant bercé. Je revois la maison paternelle - Le jardin, le vieux puits, la margelle Je revois sur le bord du chemin - L'arbre géant, le cher vieux sapin. Mon âme alors rayonne - Et tout en moi chantonne J'entends le vieux sapin - Qui redit son refrain. A la brise légère - Il mêle sa voix fière Et son hymne joyeux - C'est l'écho des aïeux! MARIANNE S'EN VA-T-AU MOULIN Marianne s'en va-t-au moulin (bis) - C'est pour y faire moudre son grain (bis) À cheval sur son âne - Ma p'tite mamzelle Marianne À cheval sur son âne Catin - S'en allant au moulin. Le meunier qui la voit venir (bis) - S'empresse aussitôt de lui dire (bis) Attachez donc votre âne - Ma p'tite mamzelle Marianne Attachez donc votre âne Catin - Par derrière le moulin. Pendant que le moulin marchait (bis) - Le loup tout à l'entour rôdait (bis) Le loup a mangé l'âne - Ma p'tite mamzelle Marianne Le loup a mangé l'âne Catin - Par derrière le moulin. Marianne se mit à pleurer (bis) - Cent écus d'or lui a donné (bis) Pour acheter un âne - Ma p'tite mamzelle Marianne Pour acheter un âne Catin - Par derrière le moulin. Son père qui la voit venir (bis) - Ne put s'empêcher de lui dire (bis) Qu'avez-vous fait de votre âne - Ma p'tite manzelle Marianne Qu'avez-vous fait de votre âne Catin - En allant au moulin. C'est aujourd'hui la Saint-Michel (bis) - Que tous les ânes changent de poil (bis) Je vous ramène le même âne - Ma p'tite mamzelle Marianne Je vous ramène le même âne Catin - Qui m'porta au moulin. MARIE MADELEINE Mon père n'avait fille que moi (bis) - Encore sur la mer il m'envoie. Marie-Madeleine son petit jupon de laine Sa petite robe carreautée - Son petit jupon piqué. Encore sur la mer il m'envoie (bis) - Le marinier qui m'y menait. Marie-Madeleine son petit jupon de laine Sa petite robe carreautée - Son petit jupon piqué. Le marinier qui m'y menait (bis) - Il devint amoureux de moi. Marie-Madeleine son petit... etc. Il devint amoureux de moi (bis) - Ma mignonnette embrassez-moi. Marie-Madeleine son petit... etc. Ma mignonnette embrassez-moi (bis) - Nenni monsieur je n'oserais. Marie-Madeleine son petit... etc. Nenni monsieur je n'oserais (bis) - Car si mon papa le savait. Marie-Madeleine son petit... etc. Car si mon papa le savait (bis) - Fille battue ce serait moi. Marie-Madeleine son petit... etc. Fille battue ce serait moi (bis) - Mais qui la belle le lui dirait. Marie-Madeleine son petit... etc. Mais qui la belle le lui dirait - Ce serait les oiseaux des bois. Marie-Madeleine son petit... etc. Ce serait les oiseaux des bois (bis) - Les oiseaux des bois parlent-ils? Marie-Madeleine son petit... etc. Les oiseaux des bois parlent-ils (bis) - Ils parlent français, latin aussi. Marie-Madeleine son petit... etc. Ils parlent français, latin aussi (bis) - Hélas! que le monde est malin. Marie-Madeleine son petit... etc. Hélas! que le monde est malin (bis) - D'apprendre aux oiseaux le latin. Marie-Madeleine son petit... etc. PARTONS LA MER EST BELLE ! Amis partons sans bruit - La pêche sera bonne La lune qui rayonne - Éclairera la nuit Il faut qu'avant l'aurore - Nous soyons de retour Pour sommeiller encore - Avant qu'il soit grand jour. Partons la mer est belle - Embarquons-nous pêcheurs Guidons notre nacelle - Ramons avec ardeur Aux mats hissons les voiles - Le ciel est pur et beau Je vois briller l'étoile - Qui guide les matelots. Ainsi chantait mon père - Lorsqu'il quitta le port Il ne s'attendait guère - À y trouver la mort Par les vents, par l'orage - Il fut surpris soudain Et d'un cruel naufrage - Il subit le destin - Partons etc. Je n'ai plus que ma mère - Qui ne possède rien Elle est dans la misère - Je suis son seul soutien Ramons, ramons bien vite - Je l'aperçois là-bas Je la vois qui m'invite - En me tendant les bras - Partons etc. RENÉ GOUPIL À SA MÈRE Pour toi maman ce petit mot - Car ton René ton petiot Là-bas, là-bas, missionnaire - Au fond des bois si loin qu'il soit Pense toujours, toujours à toi - Ma bonne mère. Peut-être m'a-t-on devancé - Chère maman pour t'annoncer À mon sujet nouvelle amère - Le saurais-tu j'ai peur un brin De te causer quelque chagrin - Ma douce mère. Nommé pour le pays huron - Du Père Jogues compagnon Nous traversions une rivière - Les Iroquois nous ont surpris Je suis bien loin de mon pays - Et de ma mère. De Jésus béni soit le nom - Aidé de mon saint compagnon J'ai pu gravir un dur calvaire - Mais je pensais alors à toi Je te voyais prier pour moi - Pieuse mère. Malgré notre captivité - Nous prêchons Dieu sans arrêter Oh! quel apôtre que ce père - Quelques indiens sont convertis J'ai baptisé des tout petits - Quel bonheur mère. Si tu me voyais triomphant - Lorsque de l'âme d'un enfant Je fais monter une prière - Sur les fronts je trace la croix Comme tu me faisais parfois - Ma tendre mère. Celui qui vient finir ce mot - Ce n'est plus votre petiot Votre René missionnaire - Il s'est envolé vers le ciel Jouir d'un bonheur éternel - O sainte mère. On avait juré qu'il mourrait - Hier au bord de la forêt Nous étions tous deux en prière - Soudain parut un forcené Sa main frappa votre René - Courage O mère. Vous recevrez rougi de sang - Le chapelet de votre enfant Baisez cette relique chère - Vous êtes mère d'un martyr Moi, Jogues, puis le garantir - Heureuse mère! SUR LA ROUTE DE BERTHIER Sur la route de Berthier (bis) - Il y avait un cantonnier (bis) Et qui cassait (bis) Des tas d'cailloux (bis) - Et qui cassait des tas d'cailloux Pour mettre sous l'passage des roues - Roues, roues, roues. Ah ! que la route est belle, belle - Que la route est belle, belle à Berthier. Une grand'dame vint à passer (bis) - Dans un beau carosse doré (bis) Et qui lui dit (bis) - Pauvre cantonnier (bis) - Et qui lui dit - Pauvre cantonnier Tu fais un fichu métier - Tier, tier, tier. UN CANADIEN ERRANT Un canadien errant - sol sol sol ré sol si - Banni de ses foyers - si la si do si la Parcourait en pleurant - la la la si do ré - Des pays étrangers - la si do si la sol (bis) (Sol sol sol mi ré ré - la si do si la sol) Un jour triste et pensif - Assis au bord des flots Au courant fugitif - Il adressa ces mots. Si tu vois mon pays - Mon pays malheureux Va dire à mes amis - Que je me souviens d'eux. Pour jamais séparé - Des amis de mon cœur Hélas ! Oui je mourrai - Je mourrai de douleurs. Plongé dans les malheurs - Loin de mes chers parents Je passe dans les pleurs - D'infortunés moments. V'LÀ L'BON VENT V'là l'bon vent, v'là l'joli vent - V'là l'bon vent, mamie m'appelle V'là l'bon vent, v'là l'joli vent - V'là l'bon vent, mamie m'attend. Derrière chez-nous y a un étang (bis) - Trois beaux canards s'en vont baignant. V'là l'bon vent etc. Le fils de roi s'en va chassant (bis) - Avec son grand fusil d'argent. Visa le noir, tua le blanc (bis) - Ô fils du roi tu es méchant. D'avoir tué mon canard blanc (bis) - Par-dessous l'aile il perd son sang. Par les yeux lui sortent des diamants (bis) - Et par le bec l'or et l'argent. Toutes ses plumes s'en vont au vent (bis) - Trois dames s'en vont les ramassant. VIVE LA CANADIENNE Vive la Canadienne - Vole mon cœur, vole Vive la Canadienne - Et ses jolis yeux doux Et ses jolis yeux doux, doux, doux - Et ses jolis yeux doux Et ses jolis yeux doux, doux, doux - Et ses jolis yeux doux. La chanson du petit nègre que Lucien chantait C'était un petit nègre - Tout noir tout barbouillé wichté S'en va à la rivière - C'était pour s'y baigner wichté - Aténawa tenaka wichka. S'en va à la rivière - C'était pour s'y baigner wichté La rivière était profonde - Le petit nègre s'est noyé wichté - Aténawa tenaka wichka. La rivière était profonde - Le petit négre s'est noyé wichté Qui portera le deuil - Ce sera monsieur le curé wichté - Aténawa tenaka wichka. Qui portera le deuil - Ce sera monsieur le curé wichté Avec sa grande robe noire - Et son chapeau carré wichté - Atenawa tenaka wichka. Le tricot de laine de Théodore Botrel que Blanche chantait Malgré le grand vent qui gronde sans trêve, Léna Le Morvan s'en vient à la grève. S'en vient en chantant une cantilène Tout en tricotant un beau gilet de laine. Son point de tricot connu d'elle seule, Lui vient de Margot sa défunte aïeule. Et son homme un fier et beau capitaine Mettra cet hiver ce beau gilet de laine. Sur un bâtiment de pêche il commande, Mais en ce moment il revient d'Islande. Jamais reprisé huit mois à la peine Qu'il doit être usé son vieux gilet de laine. La mer aujourd'hui a l'air de lui dire, J'amène celui que ton cœur désire. Songeant au retour la joyeuse Hélène Met tout son amour dans son tricot de laine. Près d'elle soudain l'océan qui bave, Jette avec dédain une horrible épave. C'est un naufragé recouvert à peine D'un "ciré" rongé et d'un tricot de laine. Jetant son tricot dans la mer menteuse, Avec un sanglot meurt la tricoteuse. Sur le corps mi-nu que la vague amène Elle a reconnu son vieux tricot de laine. Date de mise à jour: 2008-04-07 |