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4. Ballades françaises
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CERISIER ROSE ET POMMIER BLANC Quand nous jouions à la marelle - Cerisier rose et pommier blanc J'ai cru mourir d'amour pour elle - En l'embrassant. Avec ses airs de demoiselle - Cerisier rose et pommier blanc Elle avait attiré vers elle - Mon cœur d'enfant. La branche d'un cerisier - Dans son jardin fleurissait De voir leurs fleurs enlacées - Comme un bouquet de printemps Nous vint alors la pensée - D'en faire autant. Et c'est ainsi qu'aux fleurs nouvelles - Cerisier rose et pommier blanc Ont fait un soir la courte échelle - À nos quinze ans. C'EST SI BON! C'est si bon - De partir n'importe où Bras dessus bras dessous - En chantant des chansons. C'est si bon - De se dire des mots doux Des petits riens du tout - Mais qui en disent long En voyant notre mine ravie - Les passants dans la rue nous envient. C'est si bon - De guetter dans ses yeux Un espoir merveilleux - Qui donne le frisson. C'est si bon - Ces petites sensations Ça vaux mieux qu'un million - Tellement, tellement c'est bon. JACK MONOLOY (Gilles Vigneault) Jack Monoloy aimait une blanche - Jack Monoloy était indien Il la voyait tous les dimanches - Mais les parents n'en savaient rien. Tous les bouleaux de la rivière Mingan - Tous les bouleaux s'en rappellent La Mariouche elle était belle - Jack Monoloy était fringant. Jack, Jack, Jack, Jack disaient les canards - Les perdrix et les sarcelles Monoloy disait le vent - La Mariouche est pour un blanc. Avait écrit au couteau de chasse - Le nom de sa belle sur les bouleaux Un jour on a trouvé leurs traces - On les a vus au bord de l'eau. Tous les bouleaux … Jack Monoloy est à sa peine - La Mariouche est au couvent Et la rivière coule à peine - Un peu plus lentement qu'avant. Tous les bouleaux … Jack Monoloy Dieu ait son âme - En plein soleil dimanche matin En canot blanc du haut de la dam - Il a sauté dans son destin. Tous les bouleaux … La Mariouche est au village - Jack Monoloy est dans le fond de l'eau À voir flotter sur les nuages Et les canots et les billots. Tous les bouleaux … Tous les bouleaux de la rivière Mingan - Tous les bouleaux ont mémoire Et leur écorce est toute noire - Depuis que Monoloy a sacré le camp. Jack, Jack, Jack, Jack, disaient les canards - Les perdrix et les sarcelles Monoloy disait le vent - La Mariouche est pour un blanc. J'ATTENDRAI J'attendrai - Le jour et la nuit - J'attendrai toujours - Ton retour. J'attendrai - Car l'oiseau qui s'enfuit - Vient chercher l'oubli - Dans son nid Le temps passe et court - En battant tristement - Dans mon cœur trop lourd Et pourtant - J'attendrai ton retour. JE L'AIME À MOURIR (Francis Cabrel) Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui - Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits - Je l'aime à mourir. Vous pouvez détruire tout ce qu'il vous plaira - Elle n'a qu'à ouvrir L'espace de ses bras - Pour tout reconstruire Pour tout reconstruire - Je l'aime à mourir. Elle a gommé les chiffres des horloges du quartier - Elle a fait de ma vie Des cocottes en papier - Des éclats de rire. Elle a bâti des ponts entre nous et le ciel - Et nous les traversons À chaque fois qu'elle - Ne veut pas dormir Ne veut pas dormir - Je l'aime à mourir. Elle a dû faire toutes les guerres - Pour être si forte aujourd'hui Elle a dû faire toutes les guerres - De la vie - Et l'amour aussi. Elle vit de son mieux - Son rêve d'opaline Elle danse au milieu - Des forêts qu'elle dessine - Je l'aime à mourir. Elle porte des rubans qu'elle laisse s'envoler - Elle me chante souvent Que j'ai tort d'essayer - De les retenir De les retenir - Je l'aime à mourir. Pour monter dans sa grotte - Cachée sous les toits Je dois clouer des notes - À mes sabots de bois - Je l'aime à mourir. Je dois juste m'asseoir - Je ne dois pas parler - Je ne dois rien vouloir Je dois juste essayer de lui appartenir - De lui appartenir - Je l'aime à mourir. Elle a dû faire toutes les guerres - Pour être si forte aujourd'hui Elle a dû faire toutes les guerres - De la vie - Et l'amour aussi. Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui - Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits - Je l'aime à mourir. Vous pouvez détruire tout ce qu'il vous plaira - Elle n'aura qu'à ouvrir L'espace de ses bras - Pour tout reconstruire Pour tout reconstruire - Je l'aime à mourir. QUAND LES HOMMES VIVRONT D'AMOUR (Raymond Lévesque) Quand les hommes vivront d'amour - Il n'y aura plus de misère Et commenceront les beaux jours - Mais nous, nous serons morts mon frère. Quand les hommes vivront d'amour - Ce sera la paix sur terre Les soldats seront troubadours - Et nous, nous serons morts mon frère. Dans la grande chaîne de la vie - Où il fallait que nous passions Où il fallait que nous soyons - Nous aurons eu la mauvaise partie. Mais quand les hommes vivront d'amour - Qu'il n'y aura plus de misère Peut-être songeront-ils un jour - À nous qui serons morts mon frère. Nous qui aurons aux mauvais jours - Dans la haine et puis dans la guerre Cherché la paix, cherché l'amour - Qu'ils connaîtront alors mon frère. Dans la grande chaîne de la vie - Pour qu'il y ait un meilleur temps Il faut toujours quelques perdants - De la sagesse ici-bas c'est le prix. Quand les hommes vivront d'amour - Il n'y aura plus de misère Et commenceront les beaux jours - Mais nous, nous seront morts mon frère. QUAND ON S'AIME BIEN TOUS LES DEUX Quant on s'aime bien tous les deux - La vie semble plus jolie Toutes les peines s'oublient - Dans un doux baiser d'amoureux Sur la terre pour être heureux - Il suffit de peu de chose On oublie les jours moroses - Quand on s'aime bien tous les deux. QUAND VOUS MOURREZ DE NOS AMOURS (Gilles Vigneault) Quand vous mourrez de nos amours - J'irai planter dans le jardin Fleur à fleurir de beau matin - Moitié métal, moitié papier Pour me blesser un peu le pied - Mourrez de mort très douce Qu'une fleur pousse. LA VIE EN ROSE Quand il me prend dans ses bras - Il me parle tout bas - Je vois la vie en rose. Il me dit des mots d'amour - Des mots de tous les jours - Et ça me fait quelque chose. Il est entré dans mon cœur - Une part de bonheur - Dont je connais la cause. C'est lui pour moi - Moi pour lui dans la vie - Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'aperçois - Alors je sens en moi - Mon cœur qui bat. L'EAU VIVE Ma petite est comme l'eau - Elle est comme l'eau vive Elle court dans les roseaux - Que des enfants poursuivent Courrez, courrez - Vite si vous le pouvez Jamais, jamais vous ne la rattraperez. Lorsque chantent les pipeaux - Lorsque danse l'eau vive Elle mène les troupeaux - Au pays des olives Venez, venez - Mes chevreaux, mes agnelets Dans le laurier, le thym et le serpolet. Un jour que sous les roseaux - Sommeillait mon eau vive Viennent les gars du hameau - Pour l'amener captive Fermer, fermer - Votre cage à double clé Entre vos doigts l'eau vive s'envolera. Comme les petits bateaux - Emportés par l'eau vive Dans ses yeux les jouvenceaux - Voguent à la dérive Voguez, voguez - Demain vous accosterez L'eau vive n'est pas encore à marier. Pourtant un matin nouveau - À l'aube mon eau vive Viendra battre son trousseau - Aux cailloux de la rive Pleurez, pleurez - Si je demeure esseulée Le ruisselet au large s'en est allé. LE BLUES DU BUSINESSMAN (Plamondon-Berger) J'ai du succès dans mes affaires - J'ai du succès dans mes amours Je change souvent de secrétaire. J'ai mon bureau en haut d'une tour - D'où je vois la ville à l'envers Où je contrôle mon univers. Je passe la moitié de ma vie en l'air - Entre New York et Singapour Je voyage toujours en première. J'ai ma résidence secondaire - Dans tous les Hilton de la terre Je peux pas supporter la misère. Au moins es-tu heureux ? - Je suis pas heureux mais j'en ai l'air J'ai perdu le sens de l'humour - Depuis que j'ai le sens des affaires. J'ai réussi et j'en suis fier - Au fond je n'ai qu'un seul regret Je fais pas ce que j'aurais voulu faire. Dans la vie on fait ce qu'on peut - Pas ce qu'on veut. J'aurais voulu être un artiste - Pour pouvoir faire mon numéro Quand l'avion se pose sur la piste - À Rotterdam ou à Rio. J'aurais voulu être un chanteur - Pour pouvoir crier qui je suis J'aurais voulu être un auteur - Pour pouvoir inventer ma vie. J'aurais voulu être un acteur - Pour tous les jours changer de peau Et pour pouvoir me trouver beau - Sur un grand écran en couleurs. J'aurais voulu être un artiste - Pour avoir le monde à refaire Pour pouvoir être un anarchiste - Et vivre comme un millionnaire. J'aurais voulu être un artiste - Pour pouvoir dire pourquoi j'existe. LE FRIGIDAIRE Tant qui m'rest'ra queque'chose dans l'frigidaire J'prendrai l'métro, j'ferm'rai ma gueule pis j'laiss'rai faire. Mais y a quequ'chose qui m'dit qu'un beau matin Ma Rosalie, on mettra du beurre su'not'pain. LE PRISONNIER DE LA TOUR Le prisonnier de la Tour s'est tué ce matin, Grand-mère ! Nous n'irons pas à la messe demain. Il s'est jeté de la Tour en me tendant les mains, Grand-mère ! Il m'a semblé que j'avais du chagrin. Si le roi savait ça Isabelle. Isabelle, si le roi savait ça À la robe de dentelle vous n'auriez plus jamais droit. Isabelle si le roi savait ça. Le prisonnier de la Tour était mon seul ami, Grand-mère ! Nous n'irons pas à la messe aujourd'hui. Il était mon seul amour la raison de ma vie, Grand-mère ! Et ma jeunesse est éteinte avec lui. Si le roi savait ça Isabelle. Isabelle, si le roi savait ça À la robe de dentelle vous n'auriez plus jamais droit. Isabelle si le roi savait ça. Le prisonnier de la Tour chaque jour m'attendait, Grand-mère ! Nous n'irons plus à la messe jamais. C'est un péché que l'amour et le monde est mal fait, Grand-mère ! On a tué mon amant que j'aimais. Si le roi savait ça Isabelle. Isabelle, si le roi savait ça À la robe de dentelle vous n'auriez plus jamais droit. Isabelle si le roi savait ça. Le prisonnier de la Tour n'aura pas de linceul, Et rien Rien qu'un trou noir où s'engouffrent les feuilles. Mais moi j'irai chaque jour pleurer sous les tilleuls, Et rien Pas même le roi n'empêchera mon deuil. Si le roi savait ça Isabelle. Il ne pourrait que pleurer avec toi Car il aimait une belle qui n'était pas pour un roi Et la belle, Isabelle, C'était moi ! LES NUITS DE MONTRÉAL J'aime les nuits de Montréal - Pour moi ça vaut la place Pigalle Je ris, je chante - La vie m'enchante - Il y a partout des refrains d'amour. Je chante encore - Je chante toujours - Et quand je vois naître le jour Aux petites heures - Vers ma demeure - Je vais heureux - À Montréal c'est merveilleux. LE TEMPS DU MUGUET Il est revenu le temps du muguet - Comme un vieil ami oublié Il est revenu flâner le long des quais - Jusqu'au banc où je l'attendais Et j'ai vu refleurir l'éclat de son sourire - Aujourd'hui plus beau que jamais. Le temps du muguet ne dure jamais - Plus longtemps que le mois de mai Et quand tous ses bouquets déjà se sont fanés - Notre amour durera toujours Plus belle que jamais notre chanson d'amour - Durera jusqu'au dernier jour. Il s'en est allé le temps du muguet - Comme un vieil ami fatigué Pour toute une année pour se faire oublier - En partant il nous a laissé Un peut de son printemps - Un peu de ses vingt ans Pour s'aimer - Pour s'aimer longtemps. L'INTERNATIONALE C'est la lutte finale - Groupons-nous et demain L'Internationale - Sera le genre humain. Debout les damnés de la terre - Debout les forçats de la faim La raison tonne en son cratère - C'est l'irruption de la fin. Du passé faisons table rase - Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base - Nous ne sommes rien, soyons tout. Il n'est pas de sauveurs suprêmes - Ni Dieu, ni César, ni tribun Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes - Décrétons le salut commun. Pour que le voleur rende gorge - Pour tirer l'esprit du cachot Soufflons nous-mêmes notre forge - Battons le fer quand il est chaud. L'État comprime et la loi triche - L'Impôt saigne le malheureux Nul devoir ne s'impose au riche - Le droit du pauvre est un mot creux. C'est assez languir en tutelle - L'égalité veut d'autres lois Pas de droits sans devoirs dit-elle - Égaux, pas de devoirs sans droits. Hideux dans leur apothéose - Les rois de la mine et du rail Ont-ils jamais fait autre chose - Que dévaliser le travail. Dans les coffres-forts de la bande - Ce qu'il a créé s'est fondu En décrétant qu'on le lui rende - Le peuple ne veut que son dû. Les Rois nous soûlaient de fumées - Paix entre nous, guerre aux tyrans Appliquons la grève aux armées - Crosse en l'air et rompons les rangs. S'ils s'obstinent, ces cannibales - À faire de nous des héros Ils sauront bientôt que nos balles - Sont pour nos propres généraux. Ouvriers, paysans, nous sommes - Le grand parti des travailleurs La terre n'appartient qu'aux hommes - L'oisif ira loger ailleurs. Combien de nos chairs se repaissent - Mais si les corbeaux, les vautours Un de ces matins disparaissent - Le soleil brillera toujours ! C'est la lutte finale - Groupons-nous et demain L'internationale - Sera le genre humain. MA MÈRE CHANTAIT (Luc Plamondon - François Cousineau) Ma mère chantait toujours - La la la Une vieille chanson d'amour - Que je te chante à mon tour. Ma fille tu grandiras - Et puis tu t'en iras Mais un beau jour tu te souviendras à ton tour - De cette chanson-là. Il était un matelot - Qui pour gagner le cœur des filles Leur promettait des jours plus beaux - Sous le ciel des Antilles. Bien vite elles lui rendaient les armes - Mais quand il repartait sur l'eau Leurs larmes allaient grossir les flots - Ma mère chantait toujours… Puis un jour le matelot - Fut tué d'un coup de couteau Ensuite j'ai oublié les mots - Mais la fin je m'en souviens. Aussitôt qu'ils sont amoureux -Tous les hommes sont des matelots Dans leurs yeux - Dansent des vagues bleues. Ma mère chantait toujours - La la la Une vieille chanson d'amour - Que je te chante à mon tour. Ma fille tu grandiras - Et puis tu t'en iras Mais un beau jour tu la chanteras à ton tour - En souvenir de moi. MISS MAGGIE (Renaud) Femme du monde ou bien putain - Qui bien souvent êtes les mêmes Femme normale, star ou boudin - Femelles en tout genre je vous aime. Même à la dernière des connes - Je veux dédier ces quelques vers Issus de mon dégoût des hommes - Et de leur morale guerrière. Car aucune femme sur la planète - Ne sera jamais plus con que son frère Ni plus fière, ni plus malhonnête - À part peut-être Madame Thatcher. Femme je t'aime parce que - Lorsque le sport devient la guerre Y a pas de gonzesse ou si peu - Dans les hordes de supporters. Ces fanatiques fous-furieux - Abreuvés de haines et de bières Déifiant les crétins en bleu - Insultant les salauds en vert. Y a pas de gonzesse hooligan - Imbécile et meurtrière Y'en a pas même en Grande-Bretagne - À part bien sûr Madame Thatcher. Femme je t'aime parce que - Une bagnole entre les pognes Tu ne deviens pas aussi con que - Ces pauvres tarés qui se cognent. Pour un phare un peu amoché - Ou pour un doigt tendu bien haut Y'en a qui vont jusqu'à flinguer - Pour sauver leur autoradio. Le bras d'honneur de ces cons-là - Aucune femme n'est assez vulgaire Pour l'employer à tour de bras - À part peut être Madame Thatcher. Femme je t'aime parce que - Tu vas pas mourir à la guerre Parce que la vue d'une arme à feu - Fait pas frissonner tes ovaires. Parce que dans les rangs des chasseurs - Qui dégomment la tourterelle Et occasionnellement les Beurs - J'ai jamais vu une femelle. Pas une femme n'est assez minable - Pour astiquer un revolver Et se sentir invulnérable - À part bien sûr Madame Thatcher. C'est pas d'un cerveau féminin - Qu'est sortie la bombe atomique Et pas une femme n'a sur les mains - Le sang des indiens d'Amérique. Palestiniens et Arméniens - Témoignent du fond de leurs tombeaux Qu'un génocide c'est masculin - Comme un SS, un torero. Dans cette putain d'humanité - Les assassins sont tous des frères Pas une femme pour rivaliser - À part peut être Madame Thatcher. Femme je t'aime surtout enfin - Pour ta faiblesse et pour tes yeux Quand la force de l'homme ne tient - Que dans son flingue ou dans sa queue. Et quand viendra l'heure dernière - L'enfer sera peuplé de crétins Jouant au foot ou à la guerre - À celui qui pisse le plus loin. Moi je me changerai en chien - Si je peux rester sur la terre Et comme réverbère quotidien - Je m'offrirai Madame Thatcher. PARLEZ-MOI D'AMOUR Parlez-moi d'amour - Redites-moi des choses tendres Votre beau discours - Mon cœur n'est pas las de l'entendre Pourvu que toujours - Vous répétiez ces mots suprêmes Je vous aime. Vous savez bien - Que dans le fond je n'en crois rien Mais cependant je veux encore - Écouter ce mot que j'adore Votre voix aux sons caressants - Qui le murmure en frémissant Me berce de sa belle histoire - Et malgré moi je veux y croire. PLEIN DE TENDRESSE (Claude Dubois) Je n'avais pas encore seize ans - J'étais amoureux Je la voyais tous les dimanches - Dans sa robe de satin blanc. Dans le parc on marchait ensemble - Elle s'assoyait sur un banc J'écoutais le souffle charmant - De sa bouche sur mon cou. Elle avait deux fois mon âge - Belle comme le printemps Comme un fruit dont on ne se lasse - À peine trente ans. Je m'allongeais à sa place - Dans son lit parfumé blanc Elle avançait gracieusement - Glissant de sa robe Glissant de sa robe. Que j'aimais ses yeux félins - Lorsqu'elle me couvrait Son corps tombait sur le mien - J'étais son homme Son jeune, son chum. Comme un papillon qui naît - Allongeant grande ses ailes Sortant de chez-elle - Ébloui de prendre le vent Plein de tendresse. Je me suis fait mal en tombant - Plein de tendresse Mais je me suis relevé tout le temps Hi hi hi ! - ho ho ho! RIEN DE RIEN Non ! Rien de rien - Non ! Je ne regrette rien Ni le bien, qu'on m'a fait, ni le mal - Tout ça m'est bien égal. Non ! Rien de rien - Non ! Je ne regrette rien C'est payé, balayé, oublié - Je me fous du passé. Avec mes souvenirs - J'ai allumé le feu Mes chagrins, mes plaisirs - Je n'ai plus besoin d'eux. Balayés les amours - Et tous leurs trémolos Balayés pour toujours - Je repars à zéro. Non ! Rien de rien - Non ! Je ne regrette rien Ni le bien, qu'on m'a fait, ni le mal - Tout ça m'est bien égal. Non ! Rien de rien - Non ! Je ne regrette rien Car ma vie, car mes joies - Aujourd'hui, ça commence avec toi ! SEULEMENT QU'UNE AVENTURE (Gerry BOULET) (auteurs compositeurs : Michel Rivard et John McGale) Tout seul j'ai marché dans la boue - Souvent j'ai calé jusqu'au cou À bout de cœur je m'en suis sorti. Mais là toi tu me tournes l'âme - En jetant mon amour aux flammes À bout de force je me laisse couler. Tu n'étais seulement qu'une aventure - Sur mon cœur de pierre une égratignure Un peu de chaleur dans la froidure. Tu n'étais seulement qu'une aventure - Mais là tu t'amuses à me faire la vie dure En me laissant tomber en amour avec toé. Je gardais dans mon cœur de cuir - Toutes mes amours en statues de cire Tu les as fait fondre avec un sourire. Moé qui jouait les durs à cuire - Me v'là que j't'aime jusqu'au délire M'as-tu vu les larmes quand je t'entends rire. Tu n'étais seulement qu'une aventure - Sur mon cœur de pierre une égratignure Un peu de chaleur dans la froidure. Tu n'étais seulement qu'une aventure - Mais là tu t'amuses à me faire la vie dure En me laissant tomber en amour avec toé. SOUS LES PONTS DE PARIS Sous les ponts de Paris - Lorsque descend la nuit Toutes sortes de gueux se faufilent en cachette Et sont heureux de trouver une couchette. Hôtel du courant d'air - Où l'on ne paye pas cher Le parfum et l'eau c'est pour rien mon marquis Sous les ponts de Paris. UN NOUVEAU JOUR VA SE LEVER (paroles et musique de Jacques Michel) Viens, un nouveau jour va se lever - Et son soleil Brillera pour la majorité qui s'éveille - Comme un enfant Devenu grand - Avec le temps. Viens, un nouveau jour va se lever - Et son regard Se moquera de l'autorité de César - Car les enfants Défient les grands - Quand vient le temps. Le temps de l'esclavage - Le temps du long dressage Le temps de subir est passé - C'est assez Le temps des sacrifices - Se vend à bénéfice Le temps de prendre est arrivé. Viens….. Le temps des révérences - Le temps de long silence Le temps de se taire est passé - C'est assez Le temps des muselières - Se meurt dans la fourrière Le temps de mordre est arrivé. Viens…. Date de mise à jour: 2008-04-07 |