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L’AMÉRIQUE DU SUD
Une course épuisante de 10 jours du 10 au 20 février 1980. J'avais acheté le
18 logements le 13 septembre précédent, j’écourtais donc mes vacances pour
ne pas m’absenter trop longtemps ; j’irai 3 semaines aux Antilles
l’hiver 1981. J’ajoute dans ce chapitre le voyage au Brésil que je ferai en
1987.
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COLOMBIE : Vol aller-retour sur Bogota. Des lauriers-roses bordent la
grande avenue. Pays producteur de grands cafés ; on en trouve en extrait
liquide sur les tables des restaurants. Le serveur apporte du lait chaud et
chacun y ajoute la quantité de café qu’il désire. Des montagnes partout -
les Andes !
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ÉQUATEUR
Quito (2500 m d’alt.) - La ville a été fondée en 1534 ; l’année
où Jacques Cartier accostait à Gaspé ; Québec ne sera fondée qu’en
1608. Quito a conservé de beaux monuments de l’époque coloniale et un musée
important que je n’ai pas visité. La ligne de l’Équateur que j’ai
traversé est marquée par une borne impressionnante.
Quayaquil - Un beau bord de mer. Chichement logée, je me fais manger par des
punaises (?) J’étais marquée plein la figure le lendemain matin. Une sopa
de mariscos délicieuse me requinque un peu.
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PEROU
Lima - Ville fondée en 1535 par Francisco Pizarro, de triste mémoire. Un
gentil monsieur s’attache à mes pas. Il me fait visiter sa ville. Au marché
il m’incite à acheter des cherimoyas (aussi nommées custard apples).
Huancayo (3 350 m d’alt.) - Le train qui y monte est bondé et j’ai mal au
ventre - probablement à cause de l’altitude. Je consulte un médecin pour mes
piqûres au visage. Il ne parlait qu’espagnol mais j’ai compris de ne pas
m’en faire.
Quelques heures plus tard deux jeunes garçons essaient de me voler ma valise
alors que j’attendais l’autobus. J’avais l’habitude de m’asseoir
dessus mais cette fois les alentours étaient tranquilles et je ne me suis pas méfiée.
Pour distraire mon attention, un des garçons m'a demandé l’heure. Son
complice s’est vite emparé de ma valise et les deux sont partis en courant
dans des directions opposées. Ne sachant lequel des deux avait ma valise car le
voleur la tenait cachée sur sa poitrine, j’ai heureusement poursuivi le bon
voleur. Mes hauts cris lui ont fait lâcher prise. J’étais heureuse de
retrouver mes biens. D'autant plus que la ville me paraissait très pauvre :
ce n’était pas l’endroit pour faire des achats.
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Ayacucho - Un beau square espagnol à gauche. À droite celui de Cuzco. Les
illustrations ne rendent pas justice à la beauté des lieux. C’est près d’Ayacucho
que Sucre, le lieutenant de Bolivar vainquit définitivement les Espagnols en
1824 et libéra de ce fait l’Amérique du Sud.
Cuzco (3 410 m d’alt.) - J'y ai rencontré un couple d’âge moyen qui
paraissait tellement amoureux que je les croyais en voyage de noce. Ils m’ont
assurée que non. Je fais connaissance avec l'adobo, le plat national de l'Amérique
du Sud : c'est un ragoût bien épicé.
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Machu
Picchu (150 km au nord de Cuzco) - Le train pour s’y rendre était
surchargé. Nous étions entassés comme des sardines ; nous pouvions
à peine bouger.
L’ancienne capitale des Incas est haut perchée : la vue sur la
Cordillère des Andes est à couper le souffle.
Des édifices y ont été construits avec d’énormes pierres ;
elles sont parfaitement ajustées l’une dans l’autre.
Des chèvres se promènent dans les ruines. Sympathique !
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BOLIVIE
Lac Titicaca (3 812 m d’alt.) - J’y ai loué une embarcation pour visiter
une île dont je ne me souviens même plus en quoi elle pouvait être intéressante -
des vestiges sacrés quelconques. Il devait y avoir un culte de déesses là-dessous !
J’ai ensuite pris un bateau à Puno pour Copacabana et ensuite un taxi pour
rejoindre La Paz - il n’y avait pas d’autre transport.
La Paz (3 658 m d’alt.) - La capitale la plus haute au monde. Trois montagnes
l’encerclent. Impressionnant ! Les mines d’argent et d’étain de
Potosi ont fait la richesse du pays et une vie de misère pour les ouvriers qui
y ont travaillé.
Tiahuanaco - Sur la rive du lac Titicaca. De la fenêtre de l’autocar on peut
voir de gigantesques pierres levées. Ce sont les Portes du Soleil, un site pré-inca.
Arequipa la blanche - Zocalo colonial superbe sur fond de pics enneigés :
des musiciens circulant d’une table de resto à l’autre nous font connaître
la musique des Andes.
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Nazca
- Sur la route du retour vers Bogota en longeant le Pacifique. Je jette un
coup d’œil en passant bien que je savais qu’il n’y aurait rien à
voir. Rien d’intéressant n’est visible du sol si ce n’est des tracés
pouvant atteindre 8 km dans la pampa ; ils ressemblent à des pistes
d’atterrissage. En survolant les lieux on peut apparemment se rendre
compte que ces longues bandes forment des dessins d’animaux : reptile,
baleine, singe, araignée etc.
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La culture nazca remonte à l’époque pré-inca (200 avant notre ère à 700
après). Elle a produit la meilleure céramique d’Amérique et elle s’est
distinguée par des connaissances en génie hydraulique et en astronomie.
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LE BRÉSIL du 8 au 22 novembre 1987
Vol d'une durée de treize heures sur Rio de Janeiro d’où je prends aussitôt
un vol de deux heures pour Salvador de Bahia. Je veux visiter cet endroit en
premier étant donné que je suis déjà à l’aéroport.
SALAVADOR DE BAHIA
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Le
quartier touristique de Pelourinho conserve le patrimoine des anciens
esclaves J’y loge à l’hôtel Solara pour 6 $ café matinal inclus.
L’hôtel est situé à côté de l’église que l’on voit sur
l’illustration ; les chambres avant ont vue sur la baie. Le plafond
de ma chambre est en bois brun vernis comme l’est le plancher.
Les prix sont partout très bas. On me sert un oursin avec une bière pour
1 $.
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La plage s’étend sur 20 km jusqu’au phare où on peut admirer les couchers
de soleil. Les kiosques à liqueurs s’y succèdent ; pas de pelouse. Des
condos et des hôtels.
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RIO DE JANEIRO - Le paysage de Rio est superbe avec le Pain de Sucre et autres
pitons s’élevant entre les plages - celle du Copacabana est à droite sur
l’illustration : on en voit qu’une bande d’écume. Le San Corcovado (Sacré-Coeur)
domine l’ensemble avec ses 125 pieds de hauteur.
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À la sortie de l’aéroport les autorités nous remettent un feuillet de
papier nous avisant du danger de se faire voler. Ils nous conseillent même de
ne pas utiliser le transport en commun pour quitter l’aéroport. Je le
prendrai quand même. Un touriste que je rencontrerai en ville s’était fait
voler deux fois. Pour moi, je pense qu’un 20 $ a disparu de mon casier à
l’auberge : quelqu’un aurait peut-être eu un double de la clé.
La plage Flamengo est celle qui est la plus rapprochée du centre-ville ;
elle dessert un beau quartier résidentiel. Une route monte vers le San
Corcovado.
La plage de Botafogo qui suit donne accès par un cable car au Pain
de sucre - 700 pieds. Une route vers l’intérieur des terres mène au
Sambadrome, l’école de samba, lieu de la parade. Plus loin, près de l’aéroport,
le plus grand stade au monde, la Maracana, il dispose de 170 000 sièges. Le zoo
est à côté.
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La
plage de Capacabana se rejoint par un tunnel depuis la plage de Botafogo.
C’est la plage la plus fréquentée ; elle a le plus grand nombre
d’hôtels.
L’illustration montre sa large promenade.
La plage d’Ipanéma qu’une chanson a popularisée lui fait suite. En
poursuivant vers le sud, le bord de mer est coupé par deux montagnes, les
Dos Irmanos où se sont installé des bidonvilles - les favelas.
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D’Ipanéma une route conduit au Jockey Club. Il n’y avait pas de courses
hippiques le jour où j’y suis passée alors que je me dirigeais vers le
Jardin botanique. J'y ai appris que le palmier royal est originaire de l'île
Maurice et que le palmier qui marche, il a des racines en surface, vient des Séchelles.
Le ficus viendrait d'Asie et le bambou géant de la Birmanie.
Une dernière plage, celle de Sao Conrado a des condos chics, des hôtels
et un golf. Au Barra shops le supermarché aligne 100 caissières.
L’autodrome est un peu plus loin ; il accueille le Grand Prix de Formule
1 en mars.
Sepetiba (100 km à l'ouest de Rio) - Des boues médicinales paraît-il.
Pas allée !
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En
ville, la petite Ilha fiscal possède une forteresse que je n’ai
pas visitée.
On la dit digne des Milles et une nuit.
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Paqueta - Une île tranquille et peu motorisée que
j’ai visitée. Et dont je n’ai rien à dire si ce n’est que c’est
tranquille.
Petropolis (65 km de Rio) - Riches maisons, certaines
sont d’aspect normand ; la documentation parle d’un petit creuset de
civilisation européenne. La ville a été construite en montagnes, on la
rejoint par une route en forêt. C’est la capitale d’été des Brésiliens ;
ils viennent y apprécier sa fraîcheur. Comme il me reste du temps je me rends
à Teresopolis par une route sèche comme au Mexique ; elle annonce un
autre décor. Je m’y suis plu davantage qu’à Petropolis.
Cabo Frio - Ma dernière visite. Un coin touristique
très réputé pour ses couchers de soleil. Sa voisine Buzios doit lui
ressembler.
On parle portugais au Brésil. Cette langue ressemble à l'espagnol au point
qu'on peut la lire assez facilement mais l'accent doit différer beaucoup car il
est difficile de s'y faire comprendre. Les Brésiliens sont pires que nos
Anglophones pour ne pas saisir les accents étrangers mais ils sont plus
accommodants.
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CARNAVAL
DE RIO - le mot carnaval vient du portugais carne vale qui signifie
« adieu à la viande ».
Vivre à Rio en bordure de mer et être entouré de tellement de beautés
naturelles ça doit donner le goût de faire la fête - c’est le pays de
la samba.
On danse aussi à Honolulu et en Polynésie. Peut être pour les mêmes
raisons : mer et montagnes.
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LES ANTILLES - En janvier 1981 j'ai pris trois semaines de vacances pour visiter
trois îles. J’inclus dans ce chapitre Cuba que je visiterai avec Danielle en
1986 et la République dominicaine que nous visiterons aussi ensemble en 1990.
MARTINIQUE - On y voit beaucoup d’amandiers aux grosses feuilles rougies et de
flamboyants - reconnaissables à leurs longues fèves. Sur les plages il faut se
tenir loin des mancenilliers car leurs sucs sont corrosifs. On voit aussi un peu
partout les fleurs jaunes de l'alamanda ; la plante serait paraît-il utilisée
pour des avortements. Les touristes féminines sont très populaires - les
occasions de faire l’amour n’y manquent pas. Trop cher pour l’intérêt
que cette île représente.
QUADELOUPE -
Île moins touristique que la Martinique. Je fais connaissance avec un jeune
couple avec qui je visiterai les Saintes, une île touristique voisine ou les
chambres à louer pullulent.
PORTO-RICO - J'aime beaucoup le style espagnol de sa vieille ville : des
murs crépis blanc coupés de couleurs variées. Je m’y sens chez-moi comme
chaque fois que je visite des villes d’architecture espagnole. Le seul désagrément
est que d’immenses paquebots y déversent des flopées de touristes. Des bus
relient l’aéroport à la vieille ville. D’autres bus prennent par le nord ;
ils longent la mer jusqu’à la plage Condado où sont regroupés les hôtels.
La famille Vanderbilt y avait ses habitudes dès 1919.
Au sud de l’île la compagnie Bacardi fait visiter
ses installations ; ils transportent même les touristes. La vieille ville
ne compte que quelques rues. La calle Fortaleza, d’ouest en est, et la calle
Christo du nord au sud. À leur intersection se trouvent la cathédrale et un
bon resto.
À l’extrémité ouest de la rue Fortaleza un parc aux pigeons (parque de las
palomas) a été aménagé. En longeant ensuite le bord de l’eau vers le nord
des escaliers montent de la calle Luna à la calle Sol puis à la calle San
Sebastian. En haut, l’église médiévale des dominicains (vaulted ceiling).
Plus haut encore, El Morro, le fort. Grosses vagues à ses pieds.
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La
brochure touristique Que pasa est distribuée près du port et elle
est très utile.
J’y ai appris que la fleur nationale du pays est l’amapola (chanson du
même nom).
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ÎLE SAINT THOMAS - Par un traversier de 2 heures à partir de la côte est de
Porto Rico. Je paresse à la plage sans visiter plus loin. L’île Saint John
est plus à l’est et l’île Sainte Croix est plus au sud. Ces trois îles
sont les plus importantes des îles Vierges.
Pour mémoire je note la position des autres îles des Antilles. Au large
l’île d’Anguilla, repaire de Bill Gates. En descendant vers le sud
Saint-Martin (FR) par moitié avec St. Maarten (P.-B.).
Plus bas Saint-Barthélemy, une île française appréciée par les
Rothschild et les Rockefeller. Encore plus au sud, Antigua, Saint Kitts, Nevis
pour le superbe hôtel Hermitage Plantation, Guadeloupe, Dominique, Martinique,
Sainte-Lucie avec ses deux pitons, Saint-Vincent, Barbade et la toute petite île
Moustique où se retrouvent les gens riches et célèbres dont la princesse
Margaret et les Rolling Stones. Enfin Grenade, Trinidad y Tobago, et vers
l’ouest Margarita (Venezuela).
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CUBA - Visitée avec Danielle du 3 au 10 mai 1986.
Nous logeons à Mégano, une plage à 22 km de La Havane. Notre hôtel organise
une soirée au Club Tropicana de La Havane. C’est une occasion d’assister à
un spectacle de réputation internationale : le club aurait la 2e
plus grande salle au monde. L’attraction date d’avant Castro ; celui-ci
l’a maintenue comme attraction touristique - voir l’illustration en bas à
droite.
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Au
bar de la Bodega del Medio de La Havane (en-bas à gauche) j’ai fait
comme Hemingway qui y était un habitué (il pêchait dans le coin) et
j’ai commandé un mojito. Le breuvage est composé de feuilles de
menthe, de sucre de canne et de rhum. Ça donne un bon petit boire !
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Je me suis fait voler en visitant solo La Havane. Ça m’apprendra à vanter
les mérites des pays socialistes ! Un jeune garçon m’a arraché mon petit
sac à main alors que je marchais sur la rue et j’ai du passer le reste de la
journée au poste de police où je devais rapporter le vol de mon passeport.
J’avais besoin du rapport de police pour revenir au Canada. La bureaucratie
des pays socialistes est pesante et je n’avais aucune envie de rester là-bas.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE - Visitée avec Danielle en 1990. Nous habitons Soshua
et pour nous rendre au village de Puerta Plata nous empruntons un petit bus
local toujours super bondé. Danielle adore ! J’ai appris trop tard que
l’île avait un musée de l’ambre et un Jardin botanique ; il a été développé
au sommet de la montagne et il se rejoint par téléphérique. Belle vue
paraît-il. Les hôtels de Puerto Cana sont isolées sur la côte est de l’île,
loin des services touristiques de Puerto Plata.
Date de mise à jour : 2008-04-07
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