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Du
18 janvier au 24 février 1982 je visite des vestiges précolombiens. J'avais
vendu mon 18 logements le 11 janvier, je pouvais donc me permettre de partir
pour un mois et demi. Vol aller-retour Montréal-Miami-Cancun 161 $. Une
bonne affaire !
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De Cancun je me dirige vers Isla
Mujeres (l’Île des femmes). Le petit traversier de Puerto Juarez prend
45 minutes et il nous secoue assez rudement. Un autre bateau part un peu plus au
nord, le trajet est plus court et plus confortable. La mer est d’un bleu céruléen
tout le long de la côte est du Yucatan.
L’auberge Poc Na est bondée.
Je monte sur le toit et j’y installe mon hamac pour la nuit. Le lendemain je
fais le tour de l’île "sur le pouce" à l’arrière d’une moto. À
l’extrémité sud de l’île un ancien centre de fertilité maya attirait
sans doute les femmes ce qui explique que l’île soit désignée comme l’île
des femmes. De la plongée sous-marine est aussi pratiquée dans cette partie de
l’île : des poissons colorés viennent volontiers manger dans les mains des
plongeurs.
CANCUN - Je visite la zone hôtelière. L’eau de la mer paraît vert pâle
lorsqu’elle avance sur le sable blanc. Il est relativement frais grâce à sa
composition en calcaire (limestone), alors qu’à Acapulco le sable est brûlant.
Lors de ma visite la mer était calme mais des changements océaniques survenus
dans les dernières années aurait fait qu’à l’occasion de grosses vagues
empêchent les touristes de se baigner. Je loge en ville ; c’est loin de
la plage et le village ne présente aucun intérêt autre que ses bas prix.
Playa
Carmen (70 km de Cancun). L’île
de Cozumel est à une heure de bateau ; un vol faisait Cancun-Cozumel
directement pour 30 $ aller-retour. Au sud de l’île le récif corallien fait
100 pieds - parc national sous-marin.
Tulum (130 km de Cancun) - Vestiges toltèques qui ne valent pas le déplacement.
Même plage de sable blanc qu’à Cancun. J’ai couché dans la tente de
jeunes filles rencontrées aux ruines qui m’avaient aimablement invitée
à partager leur installation.
Chetumal - (384 km de Cancun) - Ville frontière : je quitte le Mexique.
BELIZE - Beaucoup de maisons sur pilotis. Il est facile d’aller y vivre à très
bon marché, le gouvernement étant très accommodant sur l’immigration. Le
pays est reconnu pour la pêche en haute mer et pour ses superbes coraux ;
son récif est le deuxième plus long au monde. Et on y parle anglais, le pays
ayant été une colonie britannique.
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QUATEMALA - Flores : Je trouve à me loger très confortablement à l’hôtel
Peten - en bordure du lac. L’hôtel est neuf et ses planchers de marbre sont
agréablement rafraîchissants.
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TIKAL
- Cité royale des mayas.
La ville comptait 10 000 habitants au 9e siècle. La forêt
tropicale a depuis tout envahi ; des toucans se font entendre depuis
les arbres avoisinant l'hôtel.
L’endroit est bien aménagé mais Tikal est pénible d’accès. Le
transport en autocar est inconfortable et extrêmement lent. J’ai mis
douze heures pour descendre à Copan.
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COPAN
(HONDURAS) - Un petit détour pour me rendre à un centre cérémoniel maya réputé
dont il ne reste cependant que l’emplacement d’un jeu de balles. On en
trouve sur beaucoup de sites mayas. Il s’agit d’une activité religieuse,
une représentation du cycle cosmique qui se termine par un sacrifice : une décapitation
suivie de l’ablation du cœur qui est offert tout sanglant au dieu de la
pluie.
Copan est une ville "western". Les hommes s'y promènent à cheval :
ils sont armés et arborent un large chapeau de paille. On voit beaucoup de gens
ayant des dents en or ; ce qu'on voyait aussi au Québec dans ma jeunesse.
C'était une marque de richesse de se faire recouvrir une dent en or.
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GUATEMALA
- Pays de l’éternel printemps, le Guatemala est le plus beau pays de
l’Amérique centrale. J’en ai beaucoup apprécié le café ;
celui qu’on m’a servi au marché de la ville était tellement bon que
j’y suis retournée le lendemain matin. Le pays a connu de nombreux
tiraillements politiques. Des guérilleros de type castriste et sandiniste
menaçaient les intérêts de l’empire bananier de l’United Fruit (la
compagnie Del Monte).
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Antigua
- Ancienne capitale du Guatemala. Elle est sise sur un haut plateau entre trois
volcans. Il y en aurait au moins trente dans le pays. La ville est
d'architecture espagnole, ce qui lui confère ce charme andalou que j’apprécie
tant.
Chimaltenango - Un visiteur était mort la veille. Il avait été pris entre le
feu de l’armée et celui des guérilleros. Je n'y fais pas de vieux os.
Lac Atitlan - Les villages autour du lac ne sont accessibles que par bateaux. Je
loge dans un petit chalet au bord de l’eau mais sans eau courante. Il me faut
marcher à travers un champ de café pour aller au village prendre un repas. On
m'y sert une omelette aux bananes que je déguste assise à une terrasse donnant
sur le lac. La vue est superbe, le lac étant entouré de montagnes. Un jeune
français ayant aimé l’endroit y avait ouvert ce petit restaurant. Je me fais
beaucoup d’omelettes aux bananes depuis.
Chichicastelnango - Des guérilleros viennent d’être tués. Les étrangers ne
sont pas bienvenus. Je file !
Quezaltenango - Dernière village sur ma route vers le Mexique. Je quitte à
regret un très beau pays !
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MEXIQUE - J'y entre par Tehuantepec. La route du nord m'aurait permis de passer
par San Cristobal de Las Casas. La région est déjà en état de révolution.
Oaxaca - Le centre religieux des Zapotèques de Monte Alban florissait entre 300
et 900 de notre ère. Le site est en hauteur et il bénéficie d’une vue
splendide. J’aurais pu me diriger directement sur Mexico City, une distance de
500 km. J’ai préféré passer par le bord de mer : 300 km pour Acapulco
plus 260 km pour Mexico City.
Puerto
Angel - Un endroit perdu que le Guide du routard recommandait.
Puerto Escondido - Un enfant offre à vendre un iguane qu’il tient attaché
par une corde.
Acapulco - Après 8 heures de route par camion ; les passagers prennent
place sur des bancs dans la boîte arrière en plein vent. Les derniers 260 km
pour Mexico City se font heureusement par transport moderne. Si j’avais
poursuivi le long du Pacifique, Ixtapa est à 150 km d’Alcapulco. Vient
ensuite Lazaro Cardenas, 60 km plus loin. Pour Manzanillo il faut ajouter 150 km
et pour Puerto Vallarta encore 300 km. Plus de 600 km séparent donc les deux
stations touristiques d’Acapulco de Puerto Vallarta.
MEXICO - J’avais visité la ville en 1976 alors que je travaillais comme
servante aux États-Unis et je la revisite en 1986 et je la revisiterai en 1998
- voir plus loin. C'est ma ville préférée. Et on y parle la plus belle langue
au monde : la langue espagnole. La ville est entourée de volcans imposants dont
le Popocatépetl (5 452 m d’alt.) ; la ville de Mexico est elle-même
située à 2 250 m d’altitude.
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La
torre latinoamericana
Vue depuis le toit de l’édifice des Beaux-Arts - voir le plan de la
ville plus loin.
Il est facile de s’orienter depuis cette tour dont la hauteur domine le
paysage de la vieille ville.
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Cuernavaca
(53 km au sud de Mexico city) - Retraite climatique pour les Mexicains ; élévation
de 5 059 m. Hernan Cortés y a érigé un palais que Rivera a orné d’une
murale - à voir à l’arrière de la cathédrale.
Cholula - Une pyramide non déblayée. Elle serait paraît-il plus haute que les
pyramides d’Égypte.
Puebla (130 km au nord-est de Mexico City) - Hernan Cortés y a tué 6000
indiens et il a rasé leurs temples. Je n’aime pas leur spécialité culinaire
: la sauce poblano au cacao (cocohualt). Je préfère le chile en
nogada (petit poivron vert farci) qui est une autre de leur spécialité.
Cordoba - Diego Fernandez de Cordoba a été vice-roi de Cordoba avant de décéder
à Cuba en 1518. L’expédition de Francisco Hernandez Cordoba au Yucatan en
1517 avait précédé celle de Cortés à Mexico City de 3 ans.
Vera-Cruz (426 km de Mexico City) - Ville moderne et port prospère sur le golfe
du Mexique. Café de olla à une terrasse.
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LA
VENTA - Site olmèque datant de -500 à -300.
On ne connaît pas l'origine de ces grosses têtes de type négroïde qui
ont été abondamment reproduites dans la publicité mexicaine.
Le conducteur de l’autocar m’a laissée en pleine campagne
en m'indiquant aimablement la direction vers le site. Ce n'était pas
loin. De toute façon tout est toujours facile au Mexique.
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J’ai
beaucoup aimé l’endroit. Il est peu fréquenté et l’aménagement dans
un jardin ombragé est plaisant. Particulièrement quand il fait très chaud !
CHICHEN ITZA - Site maya-toltèque du Yucatan.
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Les toltèques étaient un peuple religieusement sanguinaire. Ils ont aussi
construit Palenque et 5 ou 6 autres sites au Yucatan ; je me suis fait un
devoir d’y jeter un coup d’œil.
J’ai fait la route avec un jeune compatriote qui poursuivait le même itinéraire.
C’est lui qui a marchandé pour moi le hamac que j’ai rapporté : il
habitait le pays et il savait y faire. Nous avons même partagé les mêmes
chambres - en tout bien tout honneur mais ce n’était pas très prudent !
Retour à l’aéroport de Cancun. Comme je n’arrivais pas à décoller en
"stand by" j’ai installé mon hamac dans la forêt voisine de l’aéroport
pour éviter d’avoir à renégocier un aller-retour en taxi jusqu’à la
ville. Un bruit de pas tout près de moi m’a éveillée mais comme je m'étais
couverte par-dessus la tête par sécurité je ne me suis pas trop inquiétée
et je me suis même rendormie aussitôt, épuisée que j’étais par les six
semaines de courses touristiques que je venais de m’imposer.
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MEXIQUE COLONIAL
Du 6 au 26 novembre 1986 et du 21 février au 1 mars 1998. Ayant aimé ma visite
du Mexique colonial en 1986 je me fais une fête de le faire visiter à Danielle
et Catherine en 1998.
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IXTAPA.
Notre lieu d’atterrissage. Sa plage.
De l’aéroport un petit "collectivos" nous conduit au
"bus terminal" où nous prenons presque aussitôt un autocar
pour Acapulco - un trajet de 4 heures durant lequel nous longerons le
Pacifique en direction sud mais nous ne le verrons que rarement.
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ACAPULCO - Les traces de l’éboulement qui avait jeté à la mer une colline
de la ville étaient encore visibles.
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Nous
choisissons de dormir dans la vieille ville près du zocalo, la place
centrale des villes mexicaines. Il s’agit d’un square - ordinairement
paysagé - qui est entouré de magasins sur trois côtés avec au fond la
cathédrale. Souvent des arcades viennent en embellir le pourtour et
assurer de l’ombre à la devanture des magasins. L’illustration
montre le kiosque central du zocalo d’Acapulco.
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Le Mexique a
connu des gouvernements socialistes ; ils ont prévu de l’espace et de la
beauté pour leurs citoyens. Je l’avais remarqué dès ma première visite en
1976 alors que je travaillais comme servante aux États-Unis. Les gares
d’autobus mexicaines étaient vastes et assez bien tenues alors qu’aussitôt
franchies les lignes états-uniennes les terminus étaient petits et minables :
ils ne sont utilisés que par des pauvres. Les transports en commun sont financés
par l’état au Mexique et les tarifs sont très bas.
Éveillées tôt le lendemain, Danielle et moi laissons dormir Catherine qui
venait de terminer des examens scolaires et nous sortons visiter un peu. J’ai
proposé à Danielle d’aller à La Quebrada, l’endroit où des plongeurs se
jette d’une hauteur dans la mer en calculant prudemment le moment où l’océan
reflue. Un resto vitré accueille les touristes de la zone hôtelière qui
viennent en excursion pour assister au spectacle. Les heures de plongées sont
affichées : elles varient selon les marées.
Nous avons acheté quelques pâtisseries pour déjeuner ; on en trouve
partout et elles sont très bonnes. Danielle qui se méfiait de la nourriture
mexicaine jettera son dévolu sur les pâtisseries ; elles constitueront
une partie importante de notre alimentation durant les premiers jours de notre
voyage.
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Catherine
nous accompagne ensuite vers la plage le long de la baie d'Acapulco. Lors
de ma visite précédente, je m’étais rendue à Puerto Marquez à 10 km
au sud, un secteur plus select où s’est installé le superbe hôtel
Princess.
En cette année 1995 Catherine et Danielle prennent à peine le temps de vérifier
la chaleur de l’eau et nous retournons au "bus terminal" pour
4 heures de route vers Taxco.
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Catherine
aura le temps avant le départ de l’autocar de pratiquer son espagnol avec une
petite fille très attachante.
Les abords de la ville de Taxco sont montagneux et le conducteur prend les
courbes en champion. Danielle qui est assise à l’avant de l'autocar a une vue
plongeante sur les précipices.
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TAXCO
- Nous logeons à la Casa de
huspedes qui est tout près de la cathédrale, dans les
escaliers qui la longent en direction du marché.
Certaines rues de la vieille ville sont si étroites que les autos doivent
s’y prendre à deux fois pour tourner le coin.
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Pour
souper nous nous régalons d’une pizza arrosée de Coronas ; nous avions
trouvé place au balcon d’un resto qui donnait sur une rue bien fréquentée.
Je ne réussirai pas à convertir mes compagnes aux tamales, mon mets
mexicain préféré. Je n’en ai jamais mangé d’acceptables au Québec, la
saveur de la viande en est probablement la cause - les animaux vivent en liberté
au Mexique.
La ville de Tazco est prospère : elle est réputée pour les bijoux en argent
qu’on y fabrique. Une mine d’argent est d’ailleurs encore en exploitation.
Nous serons réveillées le lendemain matin par une sonnerie de clairon suivie
d’une pétarade venant de la mine : Danielle a levé carré du lit. On
aurait cru une fusillade directement sous nos fenêtres. (Le sterling est composé
de 92.5 d’argent et de 7.5 de cuivre.)
La ville est escarpée, aussi avons-nous pris un transport local pour gagner les
hauteurs. De là le spectacle était grandiose. Nous avions la ville à nos
pieds et des montagnes à perte de vue.
Nous reprenons la route pour un autre 4 heures - direction Mexico City.
Nous voyageons en 2e classe car Danielle a mal au cœur en première
: les véhicules étaient trop silencieux et le roulement trop doux. Elle doit
aussi s’asseoir en avant pour voir la route de façon à ne pas être étourdie.
Je lui avais appris à réserver le siège avant en disant : "soy enferma,
necessito mirar" (je suis malade, je dois voir la route). On peut
baragouiner n’importe quoi en espagnol et les Mexicains nous comprennent.
C’est une des raisons qui font que les voyages au Mexique sont si populaires.
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Le
terminus sud des autocars de Mexico City est à Coyoacan - voir le bas du plan.
Trotski avait cru trouver refuge dans ce village en 1939 mais il y fut assassiné
d’un coup de hache. Il y avait entre-temps été l’amant de Frida Kalo, l’épouse
de Diego Rivera - deux peintres mexicains. J’avais visité ce joli village
ombragé de jacarandas lors d’un voyage précédent, l’église du 16e
siècle était au programme ; et surtout un hôtel de San Angel, coin
sud-ouest du plan : j’y ai dîné.
Des bus locaux vont vers le nord. De loin on aperçoit la haute Torre Latino-americana
(voir au centre du plan) : cinq rues à l’est et c’est le zocalo - le centro
historico.
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Le
zocalo de Mexico City est la troisième plus grande place au monde après
celles de Pékin et de Moscou. On est en pays socialistes !
L’illustration montre la Cathédrale et à l’extrême droite le
Palacio National.
Entre les deux, mais n’apparaissant pas sur l’illustration, sont les
ruines du Templo Mayor qu’a détruit Cortés, l’envahisseur espagnol.
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Nous
logeons tout à côté, à l’hôtel Juarez, le même hôtel où j’avais logé
en 1986. Il est situé au 1er callejon de 5 de Mayo, no 17 (entre
Isabel la Catholica et Palma), tel : 512-69-29. Une aubaine à 15 $ pour un hôtel
moderne. Mais notre chambre donnait malheureusement sur un voisin qui a
transbordé des caisses de bouteilles toute la nuit. Nous avions soupé d’un
poulet BBQ et de tortillas, le tout acheté à petit comptoir ouvert sur la rue.
Notre 4e journée est entièrement consacrée à la visite de la
ville. D’abord on se rend par le bus affichant auditorio, au musée
d’Anthropologie où toutes les ruines du Mexique sont copiées - presque
grandeur nature. Je voulais particulièrement faire voir à Danielle et à
Catherine la fontaine colossale qui se dresse dans la vaste cour intérieure ;
les diverses salles du musée sont réparties autour.
Le parc Chapultepec est en face du musée, de l’autre côté du boulevard
Paseo de la Reforma. C’est un très grand espace pour des promenades à
pied ou en bateau. Le jardin botanique, un zoo et de nombreuses attractions
s’y trouvent.
Nous marchons ensuite vers le monument à Los Ninos, un hommage aux
"jeunes" qui ont perdu leur vie en défendant le château de
Chapultepec qui surplombe le parc.
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Monument
à Los Ninos et le château de Chapultepec à l’arrière plan.
Les hautes colonnes de marbre blanc sont ornées d’aigles noirs aux
ailes relevées.
Aucun monument au monde ne m’a autant plu ! Il est bien mis en évidence :
une large esplanade le précède, ce que l’on ne voit pas sur
l’illustration. Grandiose !
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Nous
continuons ensuite à marcher jusqu’à la Zona Rosa, le coin chic. C’était
trop loin, nous aurions dû prendre le métro. Les filles étaient fatiguées.
Moi je ne suis pas tuable en voyage.
Le boulevard de la Reforma qui borde la
"Zona Rosa" est à couper le souffle. Il est agrémenté en son centre
et à intervalles de monuments splendides dont la statue de Cuauhtémoc, le
neveu de Montezuma, coin Insurgentes. El
Angel, le monument à l'indépendance, est dans le rond-point de la Zona Rosa.
La Diana surmonte une magnifique fontaine à l'entrée du parc Chapultepec.
Le Paseo de la Reforma est ce large boulevard qui coupe le plan de Mexico City -
voir le plan de la vieille ville de Mexico City plus haut. Pour moi il est
comparable aux Champs-Élysées de Paris mais Danielle refusait d’en être
impressionnée : elle était trop épuisée. La magie que j’ai toujours
ressentie chaque fois que j’ai mis les pieds à Mexico City ne prenait pas sur
elle.
De retour au zocalo, nous entrons quelques minutes dans la cathédrale, une des
plus grandes et des plus riches de l’Amérique du Nord et nous nous attardons
un peu au Palais National. Il est décoré de murales de Rivera décrivant
l’histoire du Mexique : des salles richement meublées servent à différents
usages gouvernementaux. Nous prenons ensuite quelques instants de repos sous les
magnifiques verrières du lobby du Gran Hôtel, coin sud-ouest du zocalo.
Et nous terminons la soirée au Square Garibaldi. C’est le rendez-vous des
mariachis : des musiciens bardés de décorations en argent et portant sombrero
s’y présentent prêts à être engagés par qui veut donner une fête. Des
gens sont attablés à des terrasses tout autour de la place.
Notre 5e journée débute par une visite aux pyramides qui ne sont
qu’à une trentaine de kilomètres de Mexico City.
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TEOTIHUACAN
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Les
ruines sont habillement reconstituées comme le faisait remarquer Catherine.
Elles sont les plus importantes du Mexique, tant pour les hauteurs des pyramides
du Soleil et de la Lune que par l’étendue du site et aussi par son ancienneté.
Il aurait été occupé depuis 2 300 ans. La taille infime des personnages qui
apparaissent dans l’illustration démontre l’immensité des lieues.
J’avais déjà eu l’occasion d’explorer Teotihuacan lors d’une visite précédente,
je reste donc à prendre une bière au bar vitré d’où je peux surveiller le
retour de Danielle et Catherine. Je n’avais pas fini ma bière qu’elles étaient
revenues. La chaleur était accablante et les pyramides semblaient s’éloigner
à mesure que les filles avançaient : leurs masses les avaient fait paraître
plus proches qu’elles ne l’étaient.
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Xochimilco
- En 1986 je m’étais rendue dans la partie sud de Mexico City où se
trouvent des jardins flottants.
Des bateaux fleuris circulent dans des canaux. On peut y manger et y louer
des musiciens.
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J’avais
aussi assisté à une fiesta donnée à l’hôtel Cortés et j’étais allée
voir les ballets folkloriques aux Bellas Artes. (Ils sont souvent en tournée -
on a pu les voir à Montréal.) J’ai conservé mon billet d’entrée
: 19 novembre 1986, 21 horas (5 $).
Entre mon 2e et 3e voyage (1982 et 1986) un tremblement de
terre avait détruit plusieurs édifices du centre-ville de Mexico City dont un
hôtel historique fameux que j’avais visité en 1982. Il était à l’ouest
du parc Alameda coin Juarez et Reforma, en face de la Loteria Nacional.
Lors de mon voyage de 1986 de nouveaux immeubles avaient remplacé les anciens :
rien n’y paraissait plus.
J’ai failli profiter d’une dévaluation
de leur monnaie en 1982. Je venais tout juste d'échanger mes dollars alors que
quelques heures plus tard j’aurais obtenu beaucoup plus de pesos.
En 1986 j’avais aussi pu assister à une corrida. Je m’étais d’abord
offert un brunch avec vue sur le zocalo depuis le toit de l’hôtel Majestic
avant de me rende aux arènes : 6,50 $ plus 1 $ pour la propina.
L’addition indiquait : propina no incluida.
Les courses de taureaux mexicaines n’ont pas la solennité de celles de l’Espagne :
certains matadors sont même assez bouffons. Dans les estrades les gens se rafraîchissaient
en buvant d’une gourde qu’ils élèvent et qui laisse couler un jet.
Quelqu’un m’a offert à goûter mais je n’ai pas osé n’ayant aucune idée
de ce que pouvait être la nature du breuvage.
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Comme il m’était resté une journée à passer au
Mexique je m’étais rendue à la basilica de la Guadalupe dans la partie
nord de la ville.
Le lieu est dans la même catégorie que notre oratoire Saint-Joseph et il
est aussi fréquenté.
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QUERÉTARO (222 km de Mexico City) - Après la visite
en trio de Teotihuacan, une promenade de 4 heures en autocar climatisé était
un repos. Un de mes ancêtres (?) Hernan Perez Bocanegra y Cordoba a mi-pied
Querétaro en 1531 après avoir fait alliance avec Conin le chef indien de la
place - contrairement à la façon de faire de Cortés lequel avait détruit
l’empire aztèque de Mexico City dix ans plus tôt.
Le surnom Boccanegra se traduirait littéralement par bouche noire
ou plus vraisemblablement par barbe noire. Les Indiens étant imberbes
ils étaient impressionnés par les barbes espagnoles.
À l’entrée de la ville nous longeons une série de très hauts arcs qui
supportent une canalisation d’eau. Je retrouve l’hôtel Hidalgo où j’étais
descendue en 1986 ; un groupe de cyclistes cherchaient aussi à s’y loger.
Des dîneurs se donnaient du bon temps à la terrasse du chic hôtel Meson de
Santa Rosa - Plaza de Armas. J'y avais assisté en 1986 à un concert de musique
classique dans son élégante cour intérieure. Le Palacio est à côté.
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La
Place de la Corregidora fait face au Palacio. Elle tient son nom du
monument à une femme patriote qui s’y trouve.
Elle s’était illustrée contre les occupants espagnols dans les années
1820.
Je m'étais reposée sur cette place en l986 le temps d’une sangria et
j’avais plus tard soupé en compagnie d’un jeune voyageur qui logeait
aussi à l’hôtel Hidalgo.
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Lors de la visite de 1998 nous achetons des frites et autres petites choses
parmi le vaste choix de plats qui sont offerts dans les comptoirs extérieurs.
Je note en passant que le contenu des bouteilles de liqueurs gazeuses coûtent
moins cher que le contenant : les bouteilles sont précieuses au Mexique
mais les aliments bon marché. Nous apportons nos provisions au parc où nous
mangeons en regardant l’activité ambiante. Querétaro est une ville
sympathique où il fait bon flâner.
SAN MIGUEL ALLENDE (107 km de Querétaro) - Pour notre 6e journée
nous faisons deux fois quatre heures d’autocar et nous visitons deux villes.
D’abord San Miguel, une ville très vantée pour ses activités culturelles.
J’y avais couché en 1986 et j'avais pris le temps de tenter de m’y intéresser
- sans grand succès. Le nombre de touristes qu’on y rencontre semble pourtant
parler en sa faveur. J’avais logé juste à côté de la cathédrale :
ma chambre avait un foyer en stucco blanc.
GUANAJUATO (363 km de Mexico City, 188 km de Guadalajara) - Notre deuxième arrêt
de la journée. Pour moi j’y avais couché en 1986 ; j’avais logé à
la Casa Kostler, un hôtel sin bano (salle de bain commune) qui ouvrait
sur une cour intérieure.
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La
circulation automobile souterraine est un des attraits touristiques de la
ville. Elle s’est développée sur l’emplacement d’une ancienne mine
d’argent, ce qui explique la richesse de plusieurs édifices de la
ville.
Nous faisons aussi un arrêt à l’université où Danielle se sentait
apte à y dénicher des toilettes.
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MORELIA (300 km de Mexico City) - Nous arrivons en fin de journée. La ville est
prospère et bien ordonnée ; elle est considérée comme l’aristocrate
des villes coloniales. Pour moi je n’arrive pas à m’y reconnaître. Nous
choisissons l’hôtel Carmen dont je me souvenais qu’elle était située dans
un beau parc de l’autre côté du zocalo, près de la Casa de cultura.
Complètement perdue, je me laisserai guider par Danielle et Catherine pour
faire quelques visites.
Nous déjeunerons le lendemain au Burger King où je n’aurai pas droit au café.
Danielle se méfiait de l’eau - celle que nous consommions devait même
toujours être embouteillée hors du Mexique. Ai-je été imprudente
auparavant au simplement chanceuse ?
PATZCUARO - 7e journée. Après 9 heures d’autocar nous débarquons
dans ce village où il y avait plein de poteries à vendre - mais curieusement
sans touriste. Je me reposerai dans le parc avec nos bagages pendant que
Danielle et Catherine visiteront un peu. Pour moi qui y avais couché en 1986 je
m’intéressais comme c’est mon habitude de le faire aux allées et venues
des habitants. Le parc prête d’ailleurs au farniente ; il a la réputation
d’être l’un des mieux paysagé du Mexique.
LAZARO CARDENAS - Nous rejoignons le bord du Pacifique pour la nuit. L’hôtel
Delfine où nous logeons est une bénédiction et sa piscine particulièrement
appréciée après les deux journées épuisantes que nous venions de vivre. Et
le prix à 18 $ était incroyablement bas. Les hôtels nous coûtaient environ
30 $ - le dernier coûtera 60 $ à Zihuatanejo, une ville voisine d’Ixtapa que
nous rejoindrons le lendemain après un petit 2 heures d’autocar.
Les 8 couchers de notre voyage nous ont coûté 200 $, autant pour les repas et
270 $ pour les transports terrestres. Ce qui donne un total de 670 $ pour 3
personnes, plus 300 $ chacun pour l’avion.
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TULA
sur la route de Querétaro. Visité en 1986.
L’attraction est située à 1 mille du village. Je m’arrête d’abord
dans un resto-bar touristique pour un dîner de fruits de mer, histoire de
me donner l’énergie de marcher jusqu’à l’ancien temple. Il n’en
reste que la base soit ces sculptures de soldats armés qui le
supportaient.
Le mythe de Quetzalcoatl a pris naissance à Tula. On le disait apôtre de
la paix et à peau blanche. Pourchassé, il a dû s’enfuir par le golfe
du Mexique mais il avait promis à ses disciples de revenir. Moctezuma a
vu en Cortés sa réincarnation et il lui a ouvert les portes du Mexique.
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TEQUISQUIAPAN
- Balnerio réputé au sud de Querétaro. J’ai aussi visité le balnerio
de San Juan del Rio ; il existe plusieurs autres sources chaudes
touristiques dans le secteur.
URUAPAN - Visitée en 1986. Spectaculaire jardin d’eau. Il est un peu à
l’extérieur de la ville mais il vaut amplement le déplacement. Les camarones
(crevettes) à la mexicana du petit resto voisin du zocalo m’ont aussi
laissé un bon souvenir. (Le Mexique exporte une quantité considérable de
crevettes venant du Pacifique.)
LAC CHAPALA - Je cherchais alors un endroit au bord d’un lac où je pourrais
éventuellement m’installer à demeure. La magie mexicaine n’opéra plus
dans ce coin-là. Paysage trop plat et un peu dénudé ? Je prends
conscience qu’il me faut des arbres dans le paysage. De la verrière de mon présent
logement à Saint-Lambert on pourrait se croire en pleine forêt.
GUADALAJARA (7 heures de route de Puerto Vallarta) - Villa des roses à 5210
pieds d’altitude. C’est la plus importante ville à la ronde. Sa cathédrale
remonte au 16e siècle ; tout son centre-ville est richement
construit et agrémenté de jardins, sculptures et fontaines. Déjeuner de pozole :
soupe de porc et homeny. J’ai pris note de nourritures que je voulais
éviter : la pancella est de l’estomac et c’est trop gras,
les creadillas seraient des testicules ? et les gusanos de Maquez,
des vers dans l’apéritif ??
PUERTO VALLARTA (40 km de plage) - Village où les touristes sont plus nombreux
que les habitants : un bénéfice tant pour les uns que pour les autres,
mais pas pour moi. Plus au sud, Mismaloya et Yelapa ont un charme polynésien.
J’ai déjeuné au mercado et j’y ai acheté mon dîner, un sac d’huîtres
au coût de 2 $. Un trajet en autocar de 300 km pour Manzanillo ne m’a coûté
que 4 $. Je ne me souviens pas avoir rencontré de touristes dans les transports
terrestres ; pour moi j’aimais bien me fondre dans la foule et
m’imaginer que j’habitais le pays.
Le Club Med Playa Blanca est isolé entre
Puerto Vallarta et Manzanillo. Je m’y serais ennuyée à coup sûr. J’ai
gagné un jour un forfait pour Freeport aux Bahamas. Comme je connaissais
l’endroit pour y être allée alors que je vivais aux États-Unis, je l’ai
volontiers cédé à ma fille Nicole. Je n’aime pas l’eau de mer, ni le
sable et encore moins m’exposer au soleil.
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MANZANILLO
- LAS HADAS
La destination touristique de Las Hadas n’est pas située dans le
village de Manzanillo : les touristes sont regroupés à l’extérieur en
formule Club.
J’ai logé au village pour 4 $ à l’hôtel Emperador de Manzanillo -
elle apparaît au fond sur l’illustration.
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J’y ai fait
une petite épicerie. Pour 3,50 $ j’avais du vin, du fromage, un avocat, du
pain et une mousse au chocolat. C’était le bon temps ! Du 5 au 25
novembre 1986 j’ai vécu 20 jours au Mexique avec 200 $ transports terrestres
inclus.
Une expérience à faire est la visite du Cooper canyon à Chihuahua
(l’endroit a un rapport avec le chien du même nom). Le canyon a deux fois la
dimension du Grand canyon du Colorado. Un train part de El Paso, Texas et il
rejoint le Pacifique. De là un ferry gagne La Paz en Baja California - voir le
plan au début de la première partie du chapitre.
Date de mise à jour : 2008-04-07 |