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Je
suis née le 7 décembre 1928 à St-Dominique de Bagot (7 km de St-Hyacinthe).
À l’âge de 13 ans j’avais terminé une 9e année de scolarité
- voir chapitre 8. J’ai travaillé durant l’été 1940 à Granby comme
servante chez des anglophones dans le but d’apprendre l’anglais. À
l’automne je me suis inscrite à un cour commercial à St-Hyacinthe ; j’étais
logée chez le directeur qui habitait au-dessus de l’école et j’aidais sa
femme à la maison pour payer mes cours. Alors que je n’avais pas encore 16
ans la banque Nationale m’a employée. J’y ai travaillé jusqu’à mes 18
ans, l’âge requis pour commencer des cours d’infirmière. L’hôpital qui
donnait alors les cours venait d’augmenter ses prérequis et il me fallait
maintenant une 11e année de scolarité. L’hôpital m’a offert le
poste d’aide infirmière qu’il venait de créer, j’étais logée et
nourrie et les religieuses enseignantes de St-Hyacinthe m’ont donné la liste
des études à faire. Avec un peu d’aide j’ai pu passer les examens de 11e
année. J’ai cependant dû abandonner mon idée de devenir infirmière car
j’avais entre-temps développé de l’eczéma sur les mains - voir chapitre
9.
1945 : À l’âge de 18 ans je trouve par les annonces classées un emploi
à la banque Provinciale de Montréal. Je voyage pour eux pendant 3 ans toutes dépenses
payées pour remplacer les employés malades ou en vacances dans diverses
succursales : St-Eustache, Ste-Rose, St-Jérome, Ste-Agathe, Ste-Marguerie,
Matane, Jonquière, Brownsburg près de Windsor (Ontario), Lachute et
Drummondville où je fais la connaissance de Marcel en venant y remplacer le
comptable. La banque Provinciale cancellera alors l’équipe volante, chaque
succursale devant assurer elle-même ses remplaçants. Je suis nommée à 21 ans
assistante gérante de la succursale de la rue Ogylvie près de l’actuel métro
Parc - chapitre 10.
Mariage le 26 mars 1951. J’ai 22 ans - chapitre 11.
Nous habitons rue Sainte-Catherine coin nord-ouest de Davidson, Nicole, Robert
et Danielle y sont nés. Marc-André naît le 27 mai 1955 rue Resther au 4693
alors que nous y avions aménagé le 1er mai, Pierre et Guy y sont nés.
Nous avons vendu le duplex en 1959, Luc est né le 11 février 1960 au 6860 11e ave Rosemont.
Nous
sommes déménagés au 6121 de l’Authion, Anjou le 26 décembre 1967.
1968-70 : Je travaille bénévolement au Centre des femmes du 4319 rue
Saint-Denis puis plus tard rue Sainte-Famille. J’y suis documentaliste et je réfère
des femmes à Morgentaler pour avortement. Après son arrestation je devrai à
quelques reprises accompagner à New York des femmes qui voulaient avorter. Mes
compagnes de travail sont un peu liées au FLQ et lors de la crise d’octobre
nous craignons d’être arrêtées. La sœur du felquiste Lanctôt me propose
un travail d’été à l’Université du Québec en 1974.
1974-5 : Mes compagnes du Centre me recommandent pour un emploi de secrétaire
dans un organisme communautaire. Je déménage rue Adam près de mon travail. J’ai 46 ans, Luc
14 ans. Nicole est déjà autonome et Robert se marie à Nicole Blondeau le 9 août
1975 - chapitre 12. Lucien
est décédé le 10 juillet 1974 à l’âge de 69 ans ; Blanche décèdera
le 8 août 1985 à la villa des Frênes à l’âge de 82 ans.
1975-6 : J’ai droit à des allocations de chômage et à l’hiver
je laisse mon logement à Danielle et je pars rejoindre ma mère et Berthe en
Floride. Pour passer l’hiver en Floride je m’engage comme servante dans une
maison privée. Marcel vient me visiter en logeant dans la maison de Guy Roy.
L’été venu je me dirige vers Vancouver en arrêtant quelques mois à San
Antonio en travaillant encore comme servante. Il fait trop chaud. Je passe
au Mexique pour une courte visite : Mexico
city, Acapulco, Zihuatanejo. Je m’arrête ensuite quelques mois à San Diego où
je travaille pour un vieux monsieur riche.
À l’automne je suis à Vancouver ou je travaille comme dactylo au Ministère
du Revenu pour la période d’impôt.
1977 : Je rentre à Montréal pour Pâques. J’ai 59 ans. Après quelques
mois de cours en immobilier je suis employée par la Fiducie Desjardins. En 3 ans je ne vend que 12 maisons et 4
x 20 logements ; ce qui me rapporté 23 102 $. J’ai pensé acheter un
immeuble à logements. Je disposais de 7 000 $ que ma mère avait donné à
chaque enfant et 6 000 $ d’économie. J’avais besoin de 20 000$ de plus.
Marcel me promet ce montant le 26 mars 1978, notre 27e anniversaire
de mariage.
1979 le 13 septembre : Je mets 50 000 $ pour acheter les 18 logements du
5410 Bélanger. Je le paye 190 000 $ et je le revendrai le 11 janvier 1982 pour
220 000 $, moins 7 000 $ de commission à un agent. Je fais un profit de 23 000
$ sur un investissement de 50 000 $ en 2 ans et 4 mois. Les spéculateurs qui
ont acheté l'immeuble l'ont revendu après 9 mois pour 250 000 $. Et quelques
mois plus tard pour 278 000 $. Le 9 avril 1985 l'immeuble que j’avais vendu
220 000 $ 3 ans plus tôt se vendait 327 000 $ aux Immeubles Montrec de
Pierrefonds. Blanchissement d’argent ? Pertes en capital ?
Nicole et son mari Jacques Dubé me servent de concierge. Comme ils ont besoin
de 3 chambres à coucher, Marcel et Denis, le copain de Danielle, ont ajouté
une chambre à coucher au logis du concierge en sacrifiant le logis voisin pour
les accommoder. Marcel m’a aidée mieux que ne l’aurait fait le
meilleur concierge. Sans lui et sans l’aide que m’ont aussi apporté
Danielle et Denis l’expérience aurait été difficile à vivre.
1982 : Je prends ma retraite à l’âge de 53 ans avec la vente de
l'immeuble en janvier. Au printemps 1978 j’étais allée en Europe avec
Danielle qui termine son cour de droit. Je ferai ensuite un voyage chaque année
pendant les 10 années suivantes.
1978 - Europe
avec Danielle : 21 jours - chapitre 15
1979 - L’Inde : 21 jours. Les Maritimes : 2 mois - chapitre 16
1980 - L’Amérique du sud : 10 jours (le Brésil en 1987) - chapitre 17
1981 - Les Antilles : 3 semaines - chapitre 17
1982 - Le Mexique historique : 5 semaines - chapitre 18
1983 - Le tour de la Méditerranée - Vienne : l ½ mois - chapitre 19
1984 - Le tour du monde : 2 mois - chapitre 20
1985 - De la Sicile à la Russie : 2 mois - chapitre 21
1986 - Mexique colonial : 21 jours. Cuba : 7 jours - chapitres 17-18
1987 - Les Alpes, Paris, Londres : 12 jours. Brésil : 14 jours -
chap. 17 - 22
1988 - Les États-Unis : 3 1/2 mois - chapitre 23
1989 - Le ski - Lake Placid et Killington
1990 - La République dominicaine avec Danielle.
1991 - Les Poconos avec Danielle et Catherine
1992 - Providence R.I. et Boston avec Danielle et Catherine
1993 - Martha's Vineyard avec Danielle et Catherine
1994 - Savannah avec Danielle et Catherine
1995 - Mexique avec Danielle et Catherine
1996 - Massif de Charlevoix avec Danielle
Mes relations avec Marcel s’étaient améliorées depuis que je disposais
d’une indépendance financière. Nous avions même développé des activités
communes. Grâce à l'équipement de skis usagés que Guy m’avait donné,
j’avais pris quelques cours à Belle-Neige près du chalet que nous avions à
Saint-Adolphe. Marcel m’accompagnera patiemment sur les pentes alors qu’il
était plus expérimenté que moi ayant fait du ski depuis plusieurs années
avec ses fils au mont Écho.
Nous avons aussi eu une belle fin de semaine au Mont Sainte-Anne avec la famille
de Fernande et Marc Dandurand qui y avait gagné un séjour. Leur fils
Jean-Pierre qui était cuisinier à Québec nous y avait rejoint : il me précédait
à reculons sur les pistes prêt à me ramasser. Luc avait skié avec ses
cousins Dandurand : il a développé un style qui fait l’envie de son frère
Guy lequel a pourtant été instructeur de ski.
Marcel et moi avons aussi fait deux voyages en Floride : un voyage à
Miami, l’autre à Clear Water. Ce dernier alors que nos relations étaient au
meilleur reste un excellent souvenir : pas une seule anicroche.
1988 le 24 mai : Marcel prend sa retraite le jour de ses 60 ans. En
septembre je suis partie en Plymouth-Horizon pour une grande tournée américaine.
Je voulais profiter de la saison d’automne pour faire route vers le sud et ne
revenir qu’à l’hiver pour pouvoir explorer les stations de ski du Colorado.
Je suis revenue à Montréal le 18 décembre 1988. Quelques jours plus tard je
prenais la décision de déménager, la retraite de Marcel compliquait trop nos
rapports. Nous n’arrivions même pas à coordonner nos heures de repas. Marcel
m’a aidée alors à me trouver un logement il m’a offert une pension
mensuelle de 800 $.
1989 : Dès le début de janvier j’aménage au 7 Ch. Côte
Ste-Catherine, appartement 1704. Marcel m’y visite assez régulièrement.
1990 : Marcel me demande de lui signer une Convention qui le libérait de
toute obligation à mon endroit moyennant la pension de 800 $ qu’il me versait
depuis mon départ. Je n’avais pas pensé entamer des procédures moi-même,
je me disais que si je tombais dans le besoin Marcel ne laisserait pas la mère
de ses enfants dans la misère. Mais si je ne pouvais plus compter sur lui en
rien mieux valait me protéger et une pension de 800 $ imposable était
insuffisante. Elle ne lui coûtait en fait que la moitié puisqu’elle aurait
été déductible de ses revenus. Sa pension de Desjardins s’élevait à
près de 37 000 $ moins une pénalité de 3 745 $ en réversibilité de 50% en
ma faveur en cas de son prédécès, réversibilité que je n’ai jamais
voulue. J’aurais préféré qu’il me verse directement ce montant mais
Marcel tenait à laisser cette somme à Desjardins.
Les juges n’avaient traditionnellement accordé que très peu de biens aux
femmes qui quittaient le domicile conjugal, c’était d’ailleurs la raison
pour laquelle la loi sur le patrimoine familial venait d’être votée : elle
obligeait les juges à reconnaître aux femmes la moitié des biens amassés en
commun. Cette loi a été proposée plusieurs mois après mon départ de la
maison. On n'avait jamais entendu parler de ça ! Autrement j’aurais
probablement signé une renonciation au patrimoine en partant de la maison
tellement je me sentais coupable de déranger Marcel. Mais je n’accepterai par
la suite que Marcel estime que la renonciation lui était dû.
1990 le 10 avril : Je rencontre l’avocate Raymonde Lasalle. Elle écrit
à Marcel pour lui proposer une rencontre de négociation. Marcel s’adresse à
l’avocat Daniel Paquin. Ce dernier demande que nous lui donnions notre
position avant la rencontre. Mon avocate était chiante et trop cher à 300 $
l’heure. La lettre à Marcel m’a coûté 333.30 $.
30 avril : Je téléphone à Suzanne Guillet.
22 mai : Première rencontre après 3 semaines d’attente.
1 et 4 juin : Je téléphone à son bureau. Pas de retour d’appels.
6 juin : Elle écrit à Paquin pour se présenter et lui demander
d’attendre 3 semaines avant de communiquer avec elle. Je téléphone à son
bureau 3 fois sans qu’on me retourne mes appels. Après 2 ½ mois d’attente
inutile, je cancelle et je paye 102.28 $ pour la lettre à Paquin.
1 août : Carole De Lagrave, ma troisième avocate, demande le partage du
patrimoine.
11 septembre. Elle réussit à rencontrer Paquin après plusieurs remises de
rendez-vous. Il offre 1000 $ de pension plutôt que 800 $ et 1/2 de ses REER.
Rien n’est dit au sujet de la maison. Nous écrivons aussitôt pour demander
des précisions. Pas de réponse.
Du 2 au 17 octobre : 2 remises de rendez-vous par Paquin. Je talonne mon
avocate. Elle me laisse tomber après 2 ½ mois. Coût 1138.13 $. J’ai déjà
payé 333.30 $ pour la première avocate et 102.28 $ pour la deuxième. Total
des 3 premières avocates 1573 $. La quatrième me coûtera 4 583.71 $ pour un
grand total de 6 157.48 $ en frais d’avocats. Marcel en a payé beaucoup plus
c’est sûr.
1990 le 31 octobre : Je rencontre Louise Poirier, la quatrième
avocate. Elle ne demandera le dossier à l’avocate précédente que le 19
novembre. Elle le recevra le 30 novembre. (Encore 1 mois d’attente qui
s’ajoutent aux 2 fois 2 ½ mois avec les 2 avocates précédentes).
5 décembre : Elle écrit à Paquin pour se présenter et exiger qu’il
produise sa Défense, les délais étant écoulé depuis longtemps.
27 décembre : Paquin demande à m’interroger sous serment au palais de
justice.
1991 le 23 janvier : Interrogatoire enregistré mais qui ne porte sur rien de
particulier. Louise Poirier est présente mais elle n’intervient à aucun
moment. Paquin promet à deux reprises de produire sa Défense mais il ne le
fait pas.
18 février : Louise inscrit la cause ex-parte. Je me pense inscrite au Rôle. J’attends un nouveau 2
½ mois.
31 mai : Danielle s’informe du déroulement de la procédure. Elle va vérifier
l’état du dossier au Palais de Justice et elle voit que Paquin a déposé sa
Défense depuis le 9 avril. Elle y était bloquée par l’inscription ex-parte
erronée de Louise. Danielle fait corriger le dossier et je reçois enfin la Défense
de Paquin.
19 juin : Première rencontre avec Louise pour rédiger une Réponse à la
Défense. La Défense de Paquin alléguait que notre vie commune avait cessée
en 1979 alors que j’avais reçu 20 000 $ et que c’était un règlement
final. Il alléguait que de 1979 à 1989 les parties n’avaient eu aucune
relation de quelque nature que ce soit alors
qu’au contraire nos rapports s’étaient plutôt améliorés, à preuve deux
voyages en Floride et du ski en commun. Les derniers dix ans de vie commune
suffisaient d’ailleurs à me donner droit au partage du patrimoine.
Mon avocate essayait de s’en tirer sans contredire Paquin. Marc-André a lu un
de ses projets de Réponse à la Défense de Paquin. Il n’en revenait pas :
du bonbon ! Paquin m’avait mis dans la position d’avoir à prouver la vie
commune des derniers 10 ans. Je lui ai retourné la balle et j’ai demandé 100
000 $ en plus du partage en considération que c’était à partir de
l’argent que je possédais au moment du mariage qui avait permis l’achat de
la première maison, que j’avais géré la maison de chambres de la 11ième
Avenue et que j’avais peu dépensé pour des plaisirs personnels au long de
notre union.
Louise a voulu faire l’historique de nos rapports pour justifier la
Compensation demandée mais elle se gardait bien d’accuser Marcel. Par exemple
elle écrira que je l’avais quitté en 1974 pour me rapprocher de mon travail
alors que j’avais trouvé du travail pour quitter Marcel. Je devais lui faire
refaire ses copies à chaque visite. Elle corrigeait une chose et en rajoutait
une autre qui était de nouveau à corriger.
Certaines de ses erreurs risquaient de réduire considérablement le partage des
biens. Elle tenait absolument à demander le duplex. Sa valeur était de 130 000
$ net et elle demandait dans une de ses copies qu’il me soit accordé en
règlement de tous mes droits. Marcel avait plus de 400 000 $ dans son
fonds de pension et 100 000 $ en Reer. Je n’arrivais pas à faire enlever
cette demande. Elle essayait toujours de la corriger. Sa 8e copie
demande encore le duplex - à défaut
par le défendeur de payer sa part dans le patrimoine familial. À défaut
de recevoir 315 000 $ j’aurais 130 000 $. J’étais découragée !
J’ai téléphoné à Danielle. Elle est venue lire la Réponse, elle a enlevé
ce qui pouvait me nuire et elle a téléphoné à Louise. La Réponse a été déposée
le 9 octobre 1991. Je venais de vivre 4 mois de misère à me taper la tête sur
les murs à raison d’une à deux heures par semaine et au coût de 100 $
l’heure. Après 2 ans de disputes avec les avocates, je prends mes affaires en
main.
1991 début décembre : Rencontre avec Marcel à Ville d’Anjou. Il est bien
disposé et il offre de me céder la maison - lui aussi. Je lui dis de ne pas
s’inquiéter qu’on allait s’entendre et de ne pas tenir compte des
disputes d’avocats. Je lui demande de s’informer auprès de Desjardins des
arrangements possibles pour séparer la pension - pas nécessairement par la
moitié. Marcel ne me rappelle pas.
Janvier 1992 : Je rappelle Marcel. Il a changé d’idée, il préfère
garder la maison, il m’en offre 65 000 $ et il me verserait personnellement la moitié de sa pension ; elle resterait à son
nom. Je demande que Desjardins me garantisse les paiements.
Nicole Ruel de Desjardins me confirme par écrit qu’ils peuvent séparer
le chèque de pension mensuel dans les proportions que le tribunal déciderait.
La lettre contient des informations incomplètes comme de ne mentionner comme
date possible du partage que la date du début des procédures soit le 1 août
1990, date que Paquin retiendra et qui me paraît avoir fait perdre 33 635 $ à
Marcel soit la pension qu’il a reçue en trop durant les 2 années de procédures.
Et sur laquelle il a payé l’impôt. Sans compter que Marcel continuait à me
verser 800 $ par mois. La lettre de Desjardins déclare qu’au 1 août 1990 la
rente était de 400 640 $. (Standard Life me fera état que Desjardins lui a
versé la moitié de ce chiffre plus des intérêts de retard de 33 812.90 $).
1992 le 16 février : Je fais une proposition écrite à Paquin.
J’accepte 65 000 $ pour la maison et je propose que la pension soit négociée.
Je lui donne 30 jours pour répondre.
Les 30 jours écoulés, je poursuis Paquin « en forclusion » avec l’aide des employés du Palais de
Justice qui m’ont fourni un exemple de formule à copier. Une voisine de
palier m’avait prêté sa dactylo. Paquin risque de perdre le dossier. Il
s’est présenté au Palais de Justice avant l’heure prévue et il m’a
demandé de retirer ma plainte en disant que les documents qu’il devait
fournir étaient à la poste et qu’il ne comprenait absolument pas que je ne
les aie pas reçus ! J’ai refusé de renoncer à ma poursuite. Le juge lui a
donné 30 jours pour s’exécuter. Les documents me furent livrés par huissier
la veille des 30 jours à 9 h du soir. À minuit il perdait le dossier.
Paquin demande à me rencontrer pour négocier de vive voie. Je refuse. Qu’il
réponde d’abord par écrit à ma proposition écrite ! Il n’a rien à
perdre en m’offrant une pension modeste qu’il pourrait augmenter en négociation.
Le 15 avril Paquin dépose les formules de propositions de partage que la loi
l'obligeait à fournir. Il aurait pu proposer que je reçoive 1/4 ou 1/3 du
patrimoine : il propose que j’en reçoive la moitié selon la loi. Et il
fait l’inscription au Rôle. Les calculs concernant le patrimoine familial
sont une formalité et je me dis que Paquin pourra toujours continuer à
affirmer que je n’y ai pas droit.
Marcel est venu chez-moi me demander d’accepter 35 000 $ cash et 35 000 $ en
REER pour le duplex. J’ai accepté immédiatement même si Marcel me
conseillait de prendre 24 heures de réflexion - les REER sont imposables elles
valent donc moins que du cash. Rien n’est dit au sujet de la pension. J’ai
pensé que Paquin se réservait la négociation. Je m’attendais à une attente
de 6 mois avant de passer en cour, Paquin avait le temps de faire une offre. Et
j’aurais négocié à rabais car ma cause pouvait porter à contestation sur
plusieurs points.
Le 6 mai Paquin dépose une Convention de partage ce qui accélère les procédures :
nous sommes convoqués en Cour pour le 14 mai. Paquin avait demandé 1/2 journée
pour la présentation de sa preuve et il annonçait qu’il ferait comparaître
trois témoins. Je m’attendais au pire. Paquin remettrait-il en question mon
droit au patrimoine familial ? Pourrait-il alléguer, ce qu’il n’avait
encore jamais fait, que cette loi n’était pas rétroactive. Et que j’avais
déjà reçu 20 000 $.
L’audition n’a duré que quelques minutes et aucun témoin n'a été appelé.
1992 le 14 mai : Paquin qui avait toujours prétendu que je n’avais droit
à rien du tout me cédait la moitié du patrimoine familial. Paquin n’a pas mérité
ses honoraires. C'est un avocat de métier et de bonne réputation. Danielle et
Lise peuvent en témoigner (il enseigné à Lise à l'Université). D’après
mon expérience avec lui, il n’est pas un gars à étudier ses dossiers, il
tente quelques attrapes et les laisse traîner les choses et courir les frais
jusqu’à ce que son client abandonne.
Desjardins nous avait fait part qu’en date du début des procédures, en août
1990, Marcel aurait eu droit à 19 574 $ de pension. Ils ont ajouté à ce
montant 2 ans d’indexation et porté sa pension à 20 766 $ pour 1992. D’après
mes calculs Marcel aurait retiré 6 000 $ de plus s’il ne payait pas
l’indexation, c’est le montant que l’on me demandait et que j’ai refusé.
Je reçois 26 570 $ sans indexation de Standard, J’ai reçu 35 000 $ comptant,
un montant semblable en RÉER - si on tient compte des déductions fiscales
Marcel avait évalué le duplex à 200 000 $. L’équité en était de 110 000
$ (65 000 chacun). (Marcel faisait payer les 800 $ de pension qu’il me versait
en augmentant l’hypothèque chaque mois.) J’ai reçu 35 000 $ cash et 28 711
$ en Reer avant impôt. Comme la moitié de des Reer auxquels j’avais droit était
de 47 900 $, j’ai reçu le total des Reer soit 76 611 $. (Marcel avait retiré
19 201 $ de ses Reer durant les procédures. Le total des REER au moment du début
des procédures était de 98 812 $ (47 900 $ chacun).
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Le
7 décembre 1998 mon soixante-dixième anniversaire de naissance a réuni
parents et amis au Mount Stephen Club, 1440 Drummond à Montréal.
Caricature faite par une amie de Nicole
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J’ai déménagé à la Résidence Les Jardins Intérieurs de St-Lambert
le 1 décembre 2000.
La photo de gauche a servi d’identification à mon
dossier de la Résidence des Jardins Intérieurs de St- Lambert. La photo
du centre a été prise par Guy au même endroit, celle de droite est de Noël
2004 au Chef Beaudry ; on y voit Manon, Gaétan, Marjolaine et un copain.
J’ai déménagé le 26 décembre 2005 au Manoir de Casson 806-775 Muir,
Saint-Laurent.
Opération de la hanche le 8 octobre 2006 au Centre hospitalier de St-Marys,
3830 Ave Lacombe par le dr Joyce Johansson de l’Esprit Sport 5252 o. de
Maisonneuve. Séjour de 23 jours à l’hôpital de Réhabilitation Lindsay,
chemin Hudson du 14 octobre au 8 novembre 2007.
Les 4 générations à l’occasion de la naissance de Maxim le 17 août 2007,
son père Mathieu et son grand-père Marc-André.

Date de mise à jour : 2007-08-31
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